TDA/H: jouer dehors c’est bien, jouer dans l’herbe c’est mieux

TDA/H: jouer dehors c’est bien, jouer dans l’herbe c’est mieux

 

22 février 2005 – On observe une nette diminution de l’intensité des symptômes chez les enfants souffrant du trouble de l’attention avec hyperactivité (TDA/H) lorsqu’ils passent un peu de temps dans un environnement naturel, c’est-à-dire où poussent des arbres et de l’herbe.

 

Tels sont les résultats d’une étude récemment publiée par deux chercheuses de l’université de l’Illinois aux États-Unis1. Menée auprès de 452 sujets âgés de 5 ans à 18 ans souffrant de TDA/H, l’étude avait pour objectif de comparer les effets de diverses activités de loisir sur les symptômes de cette affection, selon le type d’environnement où elles se tenaient : à l’intérieur, dans une rue sans herbe et sans arbres, dans un stationnement, dans des milieux naturels ou des espaces paysagés.

 

De plus, on a mesuré l’impact de ces activités dans ces mêmes environnements selon que l’enfant s’y livrait seul, avec un seul compagnon, ou bien en groupe. À la fin de chacune de ces activités, les parents devaient évaluer si les symptômes chez leur enfant avaient augmenté, diminué, ou étaient restés inchangés.

 

Les résultats les plus significatifs sont apparus au cours d’activités de groupe se déroulant dans un environnement naturel. Mais, de façon générale, les activités de loisir auxquelles l’enfant s’adonne seul ou avec un autre compagnon semblent avoir une influence positive sur les symptômes associés au TDA/H, sans égard à l’environnement.

 

Les effets observés durant cette étude sont indépendants de facteurs tels que l’âge, le sexe, la classe sociale ou le lieu de résidence. On s’est assuré, en outre, que les croyances des parents sur ce qui constituait une bonne activité ou un environnement idéal ne biaisaient pas leur interprétation de l’intensité des symptômes chez leur enfant.

 

Ces résultats concordent avec ceux d’autres études qui indiquaient qu’un contact avec la nature, à l’occasion d’une promenade ou d’une séance de jardinage, par exemple, avait pour effet d’augmenter la capacité d’attention et d’atténuer les comportements hyperactifs et impulsifs associés au TDA/H.

 

Si leurs résultats sont corroborés par ceux d’autres chercheurs, ont conclu les auteures de l’étude, il pourrait être opportun de prescrire une dose quotidienne de verdure aux enfants souffrant de TDA/H.

 

 

 

 

 

 

 

Source : 1. Kuo FE, Taylor AF, A Potential Natural Treatment for Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: Evidence From a National Study, American Journal of Public Health, Septembre 2004, Vol. 94, No 9, 1580-6

 

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