Le TDA/H chez l’adulte

Le TDA/H chez l’adulte

Sources: http://www.guardian.co.uk/Archive/Article/0,4273,4148139,00.html
info venant d’Additude : Website: http://www.chadd.org
Traduction effectuée par Geneviève
.

Inattention, ennui, manque de tact…
… si cela vous ressemble, dit Jane Bartlett, vous pouvez avoir une maladie rencontrée plus fréquemment chez les enfants
Jane Bartlett

Vous vous surprenez a taper du pied sans arrêt? Ou à claquer vos doigts? Vous vous ennuyez facilement? Et vous trouvez qu’il est difficile de vous concentrer? Faites-vous souvent des erreurs d’inattention?

Tout cela pourrait bien être les symptômes de la version adulte du Trouble Déficitaire de l’Attention avec hyperactivité (TDA/H). Nous nous sommes récemment relativement habitués à la théorie selon laquelle un nombre croissant d’enfants peuvent être si turbulents, impulsifs et difficiles à gérer qu’ils sont en fait malades (bien que tout le monde ne soit pas d’accord avec ceci). Mais jusqu’à récemment, on pensait que cette condition, qui peut atteindre jusqu’à 5% de la population d’enfants britanniques, disparaissait pendant l’adolescence, grâce au développement du cerveau et aux changements hormonaux.

Maintenant, cependant, des scientifiques et des médecins croient que ce trouble peut persister dans la vie future. Edwina Mitchell, 38 ans, est l’une des quelques adultes à avoir été officiellement diagnostiquée : l’année dernière, on lui a dit qu’elle était une adulte THADA. «C’était un tel soulagement,» dit-elle. «Je peux mettre un nom, maintenant, sur ce qu’il se passe. Je n’avais aucune idée de ce qui n’allait pas avec moi. J’ai fréquemment été diagnostiquée dépressive, mais quand je m’informais sur la dépression, les symptômes ne semblaient jamais correspondre».

« Vous ne pouvez pas stimuler une personne qui a une dépression, ou la faire rire. Quand vous êtes avec quelqu’un qui est THADA, il peut sembler calme ou renfermé, mais si vous pouvez capter son attention, vous voyez comme ils s’animent subitement. A l’instant où je trouve quelque chose dans lequel m’engager, tel que l’éducation adulte, la décoration, la couture ou le tricot, je suis heureuse, complètement impliquée. »

La première chose que vous remarquez chez Mitchell, c’est qu’elle parle très vite, et pour de longues périodes. « Mon plus gros problème, c’est que les gens me prennent toujours à tord pour quelqu’un d’agressif. Ceci m’a mis en larmes un bon nombre de fois, parce que je ne suis pas agressive ». Elle ne tient pas non plus en place, et joue constamment avec une balle de mouchoir en papier pour que ses mains aient quelque chose à faire. Elle s’ennuie facilement, trouve difficile de se rappeler certaines choses, est fréquemment distraite et a besoin de dresser de nombreuses listes pour pouvoir maintenir une certaine organisation dans sa vie. Mitchell est impulsive, et le tact n’est pas son point fort. « Je n’y peux rien. Je dit la vérité. Si quelqu’un dit, « Est-ce que j’ai l’air d’un sac de patate là dedans ? », ils obtiendront : « oui, c’est à ça que tu ressembles ». Vous pouvez imaginer le nombre de problèmes que cela occasionne. »

Comme beaucoup d’adultes souffrant de THADA, Mitchell a une longue histoire de difficultés d’enfance. Socialement isolée à l’école, elle faisant souvent école buissonnière et passait pour une fauteuse de troubles. Les médecins la diagnostiquèrent dépressive à l’age de 12 ans, et à 14 ans elle fut expulsée de école et prononcée inéducable. Elle commença a prendre de la drogue à l’adolescence. « Les recherches américaines montrent que les enfants qui ne reçoivent pas de traitement peuvent, à l’age adulte, s’auto médicamenter avec des substance illicites, » dit le Dr Clive Jones, neuro-scientifique au Collège Universitaire de Londres. La drogue choisie par Mitchell était les amphétamines, qui a l’effet paradoxal de ralentir les gens souffrant de THADA. « Les amphétamines me rendaient calme et en paix. Les gens riaient : « donnez-lui des amphétamines pour la faire taire. »
Mitchell s’est mariée à 17 ans, pour divorcer et élever ses deux fils seule. Elle n’a jamais travaillé, probablement, en partie, parce qu’elle fait mauvaise impression pendant les entretiens. « Je leur fait terriblement peur », dit-elle.

L’éducation adulte à l’Université Ouverte l’a sauvée. Elle s’est complètement adonnée aux études avec la sorte d’énergie typique des THADA, bien qu’elle ait eu d’énormes difficultés à se rappeler des informations et à structurer ses dissertations. C’était comme si elle était dyslexique, et c’est au cours d’un tests de dyslexie qu’un psychologue d’éducation suggéra qu’elle pouvait être THADA.

« Je n’en avait jamais entendu parler », dit Mitchell. Aucun des services de santé de sa région non plus. Son généraliste n’a pas pu trouver quelqu’un du Service de Santé National pour faire les tests de diagnostic, et finalement, son université a payé pour avoir une évaluation privée à l’Hôpital « Marchwood Priory » de Southampton. Une fois qu’un diagnostic positif fut obtenu, son généraliste ne savait pas du tout comment l’aider. « Il dit, « si vous m’apportez les informations, j’agirai en fonction. » Mitchell et son compagnon ratissèrent Internet et trouvèrent une liste de médicaments utilisés aux États-Unis, l’un d’entre eux étant le Dexedrine, un médicament à base d’amphétamines « Je lui dit que je voulais essayer celui-là – c’était ce que je prenais quand j’étais adolescente. »

Dr Brian Toone, psychiatre consultant à l’hôpital Maudsley, et l’un des rares psychiatres à traiter les adultes THADA. Il dit que ce médicament est le traitement le plus efficace. On prescrit à la plupart de la Ritaline (chlorhydrate de methylphenidate), le même médicament à base d’amphétamines utilisé pour les enfants hyperactifs. On pense qu’il fonctionne en stimulant les régions du cerveau qui marchent moins bien.

La composition des amphétamines est très similaire à celle de certains neurotransmetteurs, telles que la dopamine et la noradrénaline, qui existent naturellement dans le cerveau. Une théorie veut que les enfants et les adultes hyperactifs aient une anomalie dans la forme des molécules réceptrices sur la surface des cellules nerveuses auxquelles les neurotransmetteurs s’attachent. D’après le Dr Toone, qui à ce jour a vu 200 patients adultes, plus de la moitié répondent au traitement médicamenteux.
Mitchell prend maintenant son médicament quand elle se sent sous pression. “Je trouve qu’il me ralentit. Je peux rédiger de meilleures dissertations, et je suis plus capable de me concentrer. Je suis plus heureuse et plus satisfaite”.

Comment savoir si vous avez le THADA?

Il est très difficile de distinguer un réel THADA d’une attitude énergique normale. Pour vous guider, si vous répondez oui à 15 ou plus de ces questions, il y a peut-être une raison de s’interroger.

1. J’ai des difficultés à m’organiser.
2. Quand j’ai un travail à faire, j’ai tendance à la procrastination.
3. Je travaille sur plusieurs projets à la fois mais semble incapable de les terminer.
4. J’ai tendance à prendre des décisions et à les exécuter de manière impulsive.
5. Je m’ennuie facilement.
6. Je n’arrive pas à atteindre mes buts, quelle que soit ma volonté pour y arriver.
7. Je suis souvent distrait quand des gens parlent.
8. Je m’absorbe tellement dans ce que je fais que je peux difficilement faire une pause ou faire autre chose.
9. J’ai tendance à trop en faire, même quand ce n’est pas bon pour moi.
10. Je suis facilement frustré et impatient.
11. J’ai peu d’amour propre.
12. J’ai besoin de beaucoup de stimulations du genre films, jeux d’ordinateur, nouveaux achats, amis enjoués, conduite rapide, sports extrêmes.
13. Je dis ou fais des choses sans réfléchir.
14. J’aime faire les choses à ma manière.
15. Je m’aperçois que je tapote fréquemment avec mon crayon, je balance ma jambe, etc. pour évacuer un surplus énergie nerveuse.
16. Je me sens soudainement déprimé si je suis séparé de gens ou de choses que j’aime.
17. Je vois les choses de manière différente des autres, et quand quelqu’un se fâche parce que je fais quelque chose qui les dérange, je suis souvent surpris.
18. J’ai tendance à être inattentif et susceptible aux accidents.
19. On me prend pour un preneur de risque.
20. Je fais beaucoup de bêtises d’inattention.
21. Des membres de ma famille souffrent de THADA, dépression, maniaco-dépression ou d’abus de substances.

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