Sophrologie

La sophrologie est une thérapie douce qui utilise la relaxation, la visualisation, les affirmations positives. Elle se pratique en séance individuelle ou en groupe, et aussi chez soi, toujours à son propre rythme.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie (du grec sôs, « harmonie », et phren, « esprit ») est une méthode d’investigation et d’harmonisation par des états modifiés de conscience. Elle permet de mettre au jour et de dépasser blocages et tensions, et de prévenir ainsi les maladies. Elle développe aussi les potentiels enfouis, favorise l’équilibre corps-esprit et l’énergisation de la personne. Elle est donc, à la fois, une science médicale, une thérapie douce et un mode de vie au quotidien.

D’où vient-elle ?

Fondée à Madrid en 1960 par Alfonso Caycedo, un neuropsychiatre nourri d’hypnose et de recherches sur les états de conscience rencontrés dans le zen et le yoga, la sophrologie fut rapidement divulguée en France. Les émules de Caycedo le relayaient lorsqu’il résidait en Colombie et ils l’aidèrent à étendre ses découvertes au domaine social, qui était son principal objectif. Chacun a ensuite suivi son propre chemin. Le Dr Raymond Abrezol a étudié ses applications au domaine du sport et de l’entreprise. Jean-Pierre Hubert a favorisé le rapprochement entre psychanalyse et sophrologie. Jacques Donnars a approfondi l’aspect corporel de la méthode.

Déroulement d’une séance

Une séance de sophrologie se déroule en trois temps. Elle débute par un contrat : le sophrologue définit avec son patient un exercice lié à la problématique de ce dernier. Puis, assis derrière ou à côté de lui, il utilise quelques propositions (du type « Vous fermez les yeux ») pour l’amener dans un état modifié de conscience, dit « état sophronique », celui dans lequel on se trouve juste avant de sombrer dans le sommeil.

Le thérapeute propose alors à son patient une activation, c’est-à-dire un travail mental adapté à son cas, qui consiste à visualiser des objectifs précis, concevoir des affirmations positives, explorer son intériorité… Une forme de relaxation dite « dynamique » parce qu’elle n’est pas une simple détente, mais un moyen de travailler sur un projet individuel et précis. Suivant la méthodologie en douze degrés de Caycedo, cette relaxation permet « d’arriver à une autre qualité d’existence » et favorise le travail sur les mots et les images qui émergent.

Enfin, le patient est invité à sortir de cet état : il revient peu à peu à la conscience grâce au processus de désophronisation, auquel succède une discussion avec le thérapeute, pendant laquelle le patient est amené à verbaliser sur les sensations rencontrées pendant la séance. Autonomie, meilleure connaissance de soi et créativité dont les grands bénéfices de la sophrologie.

Applications de la sophrologie

La sophrologie clinique s’applique au traitement de différentes maladies dans un cadre médical, paramédical, psychothérapeutiques : maladies psychosomatiques (asthme, ulcères, constipation…), névroses (phobies, obsessions, angoisses, dépressions…), dépendances (tabac, alcool…).

La sophrologie prophylactique s’exerce dans le champ des sciences humaines : pédagogie, sport, accompagnement à la naissance ou à la mort, gestion du stress dans l’entreprise…

Exemple : la sophrologie et les troubles alimentaires
Selon Michèle Freud, psychothérapeute et sophro-analyste au Centre de thalassothérapie de Port-Fréjus (Var), « la sophrologie propose plusieurs techniques mentales pour appréhender différemment l’acte compulsif dont sont victimes les personnes boulimiques, notamment. Une personne qui souffre d’obésité, ou même de surcharge pondérale, et qui a une mauvaise image de soi est invitée à se centrer sur la perception de son corps. Peu à peu, elle apprend à l’investir différemment. Elle s’entraîne, en état sophronique, à se visualiser mince, légère, rayonnante. Cette image, installée dans son « ordinateur-cerveau » au cours de la séance, sera ainsi toujours à sa disposition, surtout quand une compulsion alimentaire l’envahira. J’ai aussi déconditionné des patients qui souffraient d’une dépendance au chocolat en leur faisant associer à ce produit, lors de la relaxation, une odeur qui les dégoûte. Si la sophrologie permet une véritable répression des symptômes, elle aide aussi à détecter tout problème de font qui nécessiterait une psychothérapie plus approfondie ».

Indications et contre-indications

Pour le Dr Luc Audoin, fondateur du centre d’étude et d’application de la sophrologie, « dans sa version ‘’relaxation légère » et détente, la sophrologie peut être pratiquée partout, sur tout le monde, même occasionnellement. Mais elle nécessite de vérifier si le patient n’est pas trop fatigué, ou s’il est sujet à des douleurs violentes, car elle serait alors inefficace ».
Autre contre-indication traditionnelle : les cas de psychose, mais aujourd’hui certains psychiatres utilisent les apports très dynamisants de cette technique auprès de patients schizophrènes ou psychotiques en phase non aiguë.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s