TDA/H : Pas de régimes compliqués, une alimentation saine tout simplement

TDAH: Pas de régimes compliqués, une alimentation saine tout simplement – Pediatrics


Un régime alimentaire tout simplement équilibré pourrait venir compléter avec un grand bénéfice les thérapies comportementales et médicamenteuses pour les enfants atteints de troubles du déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) selon cet « état de l’art » publié dans l’édition du 9 janvier de la revue Pediatrics. Cette méta-analyse conclut globalement à l’absence d’efficacité et de bénéfice « des méthodes diététiques » lorsque la pharmacothérapie s’est avérée insatisfaisante et, en revanche au bénéfice d’une alimentation simplement saine, équilibrée et non stigmatisante pour l’Enfant.
Les troubles du déficit de l’attention et hyperactivité (TDAH) débutent dans l’enfance, touchent des millions d’enfants dans le monde, et la moitié des personnes atteintes voient persister, à l’âge adulte, les symptômes d’hyperactivité, d’instabilité de l’humeur, d’irritabilité, de difficultés à maintenir l’attention, de manque d’organisation et de comportements impulsifs. Alors que les causes précises des TDAH sont encore mal connues, mais comprennent des facteurs héréditaires et des facteurs sociaux et environnementaux. Parmi ces derniers, l’alimentation a fréquemment été évoquée, avec des associations suggérées des TDAH avec les aliments riches en sucre et en graisses.
Cette méta-analyse menée par des scientifiques de la Northwestern University Medical School (Chicago) a passé en revue  les récentes études scientifiques et conclut néanmoins que certains résultats restent contradictoires sur l’efficacité complémentaire de certains suppléments, nutriments ou régimes alimentaires dans la prise en charge des TDAH. Les interventions nutritionnelles resteront donc une approche de seconde intention ou complémentaire mais à ne pas négliger, selon cette étude.
L’étude a examiné les régimes allégés en sucre, les régimes sans additifs comme les colorants ou les agents de conservation (Type Feingold diet), les régimes hypervitaminiques, la supplémentation en oméga-3 et les régimes de type occidental (riches en graisses et à faible teneur en fibres).
Les auteurs précisent, sur les différents « régimes » envisagés :
·         le régime Feingold qui supprime les addictifs, pour préciser qu’aucune preuve scientifique ne confirme aujourd’hui son efficacité dans le traitement des TDAH.
·         La suppression des allergènes possibles de l’alimentation (blé, œufs, chocolat, fromage, noix) pour préciser leur effet limité, de typeplacebo.
·         La suppression du sel et du sucre (glucose ou aspartame) ne recueille, non plus, aucune preuve d’efficacité scientifique. Cependant, limiter le sucre pourrait selon les auteurs, limiter légèrement les exacerbations du TDAH, tout simplement parce qu’aujourd’hui, les parents y croient.
·         Une supplémentation vitaminique n’a aucune efficacité prouvée scientifiquement.
·         Le rôle d’une carence en fer  ou en zinc mérite d’autres études

Opter pour des habitudes alimentaires « tout simplement » sainespourrait optimiser la contribution de la nutrition à la prise en charge des TDAH. Ainsi, une alimentation équilibrée, riche en poissons, légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes, serait enfin de compte le traitement complémentaire le plus prometteur. L’équilibre nutritionnel a le grand avantage important de ne pas contraindre l’enfant, ou pas plus en tous cas, qu’une application de règles diététiques en santé publique..
Source: Pediatrics 9 jan 2012 doi: 10.1542/peds.2011-2199 « The diet factor in attention-deficit/hyperactivity disorder »

TDAH: 2 fois plus fréquent chez les enfants nés après terme

TDAH: 2 fois plus fréquent chez les enfants nés après terme – International Journal of Epidemiology


Les symptômes du trouble déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH), dans la petite enfance,  s’avèrent plus de 2 fois plus fréquent chez les enfants nés post terme, selon cette vaste étude néerlandaise de l’Université Erasmus, publiée dans l’édition du 4 mai de l’International Journal of Epidemiology. Si l’étude ne prouve pas la relation de cause à effet et repose sur les déclarations des parents, elle envisage une nouvelle cause possible de TDAH.

Cette étude de cohorte qui a suivi 5.145 grossesses a regardé, après mesure de l’âge gestationnel de chaque enfant à la naissance, si les bébés nés après 42 semaines de grossesse étaient plus susceptibles de développer des problèmes comportementaux ou affectifs dans leur petite enfance. Les parents dans l’étude ont été interrogés à deux reprises, une fois quand leurs enfants étaient âgés de 18 mois et de nouveau à trois ans, sur la base d’un questionnaire de 99 questions portant sur le comportement de l’enfant dans les 2 mois précédents. Les chercheurs ont ensuite analysé la relation entre l’âge gestationnel et la présence de troubles affectifs ou comportementaux en ajustant les résultats pour les facteurs confondants comme l’âge et l’éducation de la mère, les problèmes psychologiques des parents, le tabagisme ou la consommation d’alcool durant la grossesse, le sexe de l’enfant et le revenu familial.

L’étude constate :

·         Sur les 5.145 enfants, 88,2% sont nés à terme, 7,4% sont nés post-terme et 4,4% sont nés prématurément.

·         les parents d’enfants nés après terme, sont 2,5 fois plus susceptibles de déclarer des problèmes de comportement chez les enfants et des symptômes de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), que les parents d’enfants nés entre 37 et 42 semaines de grossesse.

·         Comparativement aux enfants nés à terme, les enfants nés après terme présentent –sur décclaration des parents- un risque accru de troubles de comportement (OR : 2,10 IC : 95% de 1,32 à 3,36)

·         Un risque accru de TDAH (OR : 2,44, IC : 95% de 1,38 à 4,32).

Selon les auteurs, il est possible qu’une perturbation de l’horloge placentaire, qui contrôle la durée de la grossesse, puisse entraîner des anomalies dans la manière dont les hormones interagissent avec le cerveau, augmentant alors la vulnérabilité d’un enfant à des troubles de comportement plus tard dans la vie. Un travail prolongé pourrait aussi augmenter le stress fœtal. Alors que les causes exactes de TDAH ne sont pas entièrement cernées, cette étude apporte, avec la naissance tardive, une cause probable de risque. Néanmoins, l’étude ne montre pas qu’être né post terme conduit obligatoirement à des problèmes de comportement ou de TDAH, car ses résultats reposent sur les déclarations des parents et non un diagnostic de TDAH. Aujourd’hui, les femmes enceintes qui dépassent le terme sont étroitement surveillées car une naissance après terme peut entraîner un risque accru pour la santé de la mère et de l’enfant (les risques associés à la prématurité sont bien établis). Des recherches complémentaires restent donc nécessaires.

Source: International Journal of Epidemiology, First published online: May 2 2012 doi: 10.1093/ije/dys043 Post-term birth and the risk of behavioural and emotional problems in early childhood.

Le déficit d’attention: Comment vivre soi-même le déficit d’attention ?

Le déficit d’attention: Comment vivre soi-même le déficit d’attention ?

Par Edward M. Hallowell M.D.

Vivre son Déficit de l’Attention?. Quelles sensations donnent le syndrome? Voici le petit discours que je tiens souvent, quand je rencontre des groupes, en guise d’introduction à l’expérience subjective du déficit d’attention et la manière de vivre avec ça. Le Déficit d’Attention: D’abord le terme me contrarie. En autant que je sois concerné, je crois que la plupart des gens souffrent d’un Désordre Excessif de l’Attention. Je veux dire que l’existence étant ce qu’elle est, on ne peut porter attention à quoique ce soit, pour bien longtemps? Est ce vraiment un signe de santé mentale de pouvoir balancer son carnet de chèques, de s’asseoir tranquille dans sa chaise, et ne jamais oser parler? Quand je regarde autour de moi, ceux qui ne souffrent pas du déficit d’attention me semblent devenir des membres enrôlés de l’ennui chronique.

Mais en tout cas, quoiqu’il en soit, il y a ce syndrome qu’on appelle le DA ou l’HDA, selon le livre que vous avez lu. Donc qu’est-ce de vivre le DA? Quelques personnes diront que ce syndrome n’existe même pas, mais croyez-moi, il existe. Beaucoup de métaphores me viennent à l’esprit, pour le décrire. C’est comme conduire dans la pluie avec des essuie-glaces défectueux. Tout paraît sale et barbouillé et embrouillé pendant que vous conduisez à grande vitesse; ça devient trrrès frustrant de ne pas très bien voir. Ou c’est comme écouter un poste de radio avec beaucoup de bruits statiques et de vous fatiguer à entendre ce qui se passe. Ou bien, c’est comme essayer de construire un château de cartes dans une tempête de sable. Vous devez construire une structure pour vous protéger du vent avant de pouvoir commencer le jeu de cartes.

En d’autres termes, c’est comme vivre en supercharge tout le temps. Vous avez une idée et penser l’utiliser, mais alors tout ce que vous savez, une autre idée vous arrive avant même d’en avoir fini avec la première, et ainsi vous repartez avec celle-ci, mais bien sûr une troisième idée intercepte la deuxième, et vous n’avez qu’à la suivre, et bientôt on vous croient désorganisé et impulsif et l’on passe totalement à côté du problème, en nous lançant différente impolitesses: car vous essayez vraiment de toutes vos forces. C’est seulement qu’il y a tous ces fils invisibles qui vous entraînent dans cette voie, vous rendant pénible toute concentration sur une tâche.

Et de plus, vous ne cessez de vous éparpiller tout le temps. Vous tambourinez avec vos doigts, vous tapez du pied, vous fredonnez une chanson, vous sifflez, vous regardez par ici, par là, vous vous grattez et étirez, vous griffonnez, et les gens croient que vous ne portez attention à rien ou manquez d’intérêt, mais tout ce que vous faites, c’est de vous éparpillez pour conserver votre attention. Je peux mieux me concentrer quand je prends une marche ou que j’écoute une pièce de musique ou même quand je suis dans une pièce bondée, bruyante que lorsque je suis tranquille et entouré de silence. Que Dieu me sauve des salles de lecture. N’avez-vous jamais été dans la Widener Library? La seule chose qui la sauve, c’est qu’il y a beaucoup d’utilisateurs qui ont aussi le DA, et qu’il y a un constant remue-ménage qui m’apaise.

Vivre en présence de son Déficit d’Attention? C’est bourdonner. Être ici et là, partout. Quelqu’un a dit une fois, “Le temps est ce qui empêche que tout n’arrive en même temps”. Le temps divise les moments en parcelles séparées pour nous permettre de faire une chose à la fois. Dans le DA, ça ne se passe pas ainsi. Dans le DA, le temps s’écroule. Le temps devient un trou noir. Pour la personne souffrant de DA, c’est comme si tout arrivait en même temps. Cela crée un sens d’agitation intérieure ou même de panique. L’individu perd la perspective et la capacité de se donner des priorités. Il est toujours en action, essayant d’éviter que le monde ne s’effondre.

Les Musées. (Avez-vous remarqué comment je saute d’un sujet à l’autre? Ça fait partie du marché. Je change souvent de canaux et de postes de radio, assez pour rendre ma femme folle. “Ne peut-on pas écouter juste une chanson, d’un bout à l’autre”). En tout cas, venons-en aux musées. La manière que je visite un musée, c’est la manière qu’ont certaines personnes de visiter le sous-sol de Filene. Un peu de ceci, un peu de cela, oh, j’aime cette pièce, mais cette étagère là-bas, c’est quoi? Besoin de se dépêcher, besoin de courir. Ce n’est pas que je n’aime pas l’art, j’adore l’art. Mais ma manière d’aimer fait souvent croire aux gens que je suis un vrai Philistin (esprit vulgaire). Par contre, quelquefois je peux m’asseoir et regarder un tableau un certain temps. Je vais m’intéresser au monde de la peinture et tourner en rond dans le secteur jusqu’à oublier tout ce qui se passe près de là. Dans ces moments-là, je peux, comme la plupart des gens en DA, hyperfocaliser; ce qui fait mentir la croyance que nous ne pouvons jamais nous concentrer. Quelquefois nous avons des surcapacités de focalision. Ça dépend seulement de la situation.

Les Rangs. Je suis presque incapable d’attendre dans les rangs. Je ne peux simplement pas attendre, vous voyez. C’est trop infernal. L’impulsion mène à l’action. Je recherche les raccourcis dans ce que vous pouvez appeler l’étape intermédiaire de réflexion entre l’impulsion et l’action. C’est pourquoi, comme bien des personnes avec un DA, je manque de tact. Le tact dépend entièrement de son habileté à peser ses mots avant de les dire. Nous qui souffront du DA, n’y arrivont pas si bien. Je me souviens qu’en 5ième année, j’ai observé le nouveau style de coiffure du professeur de math. et laissé échapper tout haut: “M. Cook, est-ce que vous portez un postiche?” Je me suis fait sortir de la classe. J’ai appris depuis comment parler les affaires délicates, la manière et le moment où elles peuvent devenir vraiment utiles. Mais il a fallu du temps. Voilà le problème avec le DA. Il vous demande beaucoup d’adaptation pour réussir dans la vie. Mais ça peut se fait certainement, et se faire très bien.

Comme vous pouvez l’imaginer, la relation d’intimité peut devenir un problème si vous devez constamment changer de sujet, de rythme, donnant coups de griffe et laissant échapper tout haut, des remarques sans tact. Ma femme a du apprendre à ne voir rien de personnel dans mes fausses notes et se dire: “Quand je suis là, j’y suis vraiment”. En premier, quand nous nous sommes rencontrés, elle a cru que j’étais une sorte de cinglé, car je sortais du restaurant comme un bolide à la fin du repas ou disparaissais dans une autre planète en cours de conversation. Maintenant, elle a pris l’habitude de mes allées et venues.

Beaucoup d’entre nous qui avons un DA sommes avides de situations à stimulations fortes. Dans mon cas, j’aime les pistes de course. Et j’aime les passages très intenses en cours de psychothérapie. Et j’aime aussi avoir beaucoup de personnes autour de moi. Évidemment cette tendance peut vous entraîner dans le trouble; raison qui explique le taux élevé de DA chez les antisociaux, les casse-cou qui risquent leur vie. Ce taux demeure aussi élevé dans le tempérament de type A(caractère ultracompétitif et empressé), aussi bien que les gens maniaco-dépressifs, les violents, les usagers de drogue ou d’alcool. Mais elle se retrouve également élevé chez les personnes créatives et intuitives, au niveau de toutes les disciplines, de même que chez les gens très énergiques et productifs.

C’est pourquoi il y a un côté positif à tout cela. Habituellement l’on ne parle pas du positif quand il s’agit du déficit d’attention, parce que la tendance naturelle de se concentrer sur ce qui va mal, ou du moins sur ce qui doit se contrôler d’une façon ou d’une autre. Mais souvent une fois que l’on établit le diagnostic du DA, l’enfant ou l’adulte, avec l’aide de professeur(e)s, de parents ou d’époux(se)s, d’ami(e)s, et de collègues, connaît une nouvelle adaptation, et une région inconnu du cerveau se met en action. Soudainement le poste de radio peut se capter, le pare-brise s’éclaircit, la tempête de sable qui faisait rage s’apaise. Et l’enfant ou adulte, qui avait été un tel problème, un tel casse-pied, un tel empêcheur de tourner en rond, pour lui-même et tout le monde, commence à faire ce qu’il ne pouvait jamais accomplir dans le passé. Il surprend tout le monde autour de lui, et il se surprend lui-même. J’utilise le pronom “il”, mais ça pourrait aussi facilement être “elle”, car nous voyons de plus et plus de déficit d’attention chez les femmes depuis que nous le recherchons.

Souvent ces personnes sont très imaginatives et intuitives. Elles ont un “flair” particulier. Elles possèdent une façon de pénétrer directement au coeur même des situations alors que les autres doivent raisonner, avec méthode, durant tout leur cheminement. C’est la personne qui ne peut expliquer comment elle a trouvé la solution, ou la provenance de l’idée de son histoire, ou pourquoi soudainement elle a produit une telle peinture, ou comment elle savait couper droit vers la réponse, mais tout ce qu’elle peut dire, c’est qu’elle le savait seulement, qu’elle pouvait le sentir. C’est l’homme ou la femme qui fait une affaire de millions de dollars pendant une petite sieste et termine la transaction le lendemain. C’est l’enfant qui après avoir été puni pour lâcher une énormité, se fait alors louanger pour quelque chose de brillant. Ce sont les personnes qui apprennent, savent et fonctionnent par le toucher et le flair.

Ces gens peuvent avoir beaucoup d’intuition. Aux endroits où la plupart des autres paraissent aveugles, eux peuvent, s’ils ne voient pas la lumière, du moins pressentir la lumière, et ils peuvent sortir des réponses apparemment des profondeurs de la nuit. C’est important que les autres soient sensibles à ce “sixième sens”, que possèdent beaucoup d’entre et de le nourrir. Si le milieu favorise tout le temps la pensée rationnelle, linéaire et le “bon” comportement de ces individus, tout le temps, alors ils ne vont jamais développer leur style intuitif au point de pouvoir l’utiliser avec profit. Ça peut devenir exaspérant de les écouter parler. Ils peuvent sembler si confus ou erratiques. Mais si vous les prenez au sérieux et vous abandonnez un peu avec eux, vous les trouverez souvent proches de conclusions renversantes ou de solutions surprenantes.

Ce que je dis, c’est que leur style cognitif , au niveau de la qualité, diffère de la plupart des autres et ce qui paraît altéré peut, avec patience et encouragement, devenir un don particulier. Ce qu’il faut se rappeler, c’est qu’en faisant le diagnostic, la plupart des mauvais comportements que l’on associe au DA peuvent s’éviter ou se contenir. Le diagnostic peut libérer particulièrement l’individu que l’on étiquette de “paresseux, têtu, obstiné, perturbateur, impossible, tyrannique, bombe volante, cerveau fêlé, stupide”, ou seulement ordinaire “mauvais garnement.” En faisant le diagnostic de DA, on transporte le problème de la cours du jugement moral à la clinique du traitement neuropsychiatrique.

Qu’en est-il du traitement? N’importe quoi qui abaisse le seuil du bruit. Seulement qu’en faisant le diagnostic, l’on diminue le bruit de la culpabilité et de l’auto-récrimination. En bâtissant un certain genre de structure dans la vie de quelqu’un on l’aide beaucoup. Travailler en petites poussées plutôt qu’à longues lancées. Diviser les tâches en petites parcelles. Faire des listes. Obtenir de l’aide quand vous en avez besoin, qu’il s’agisse d’un(e) secrétaire, d’un(e) comptable, d’un répondeur automatique, d’un bon système de fichiers, ou d’un ordinateur domestique; allez chercher l’aide là où vous en avez besoin. Appliquez peut-être des limites externes sur vos impulsions. Faites assez d’exercices physiques pour éliminer quelques tumulte intérieurs. Trouvez du support. Amenez quelqu’un «dans le coin de l’arène» pour vous entraîner, vous garder sur la bonne voie. Le médicament peut aussi aider beaucoup, mais il est de loin la seule solution. La bonne nouvelle, c’est que ce traitement peut aider vraiment.

Laissez-moi vous quitter en vous disant que nous avons besoin de votre aide et votre compréhension. Nous pouvons faire des tas de dégâts partout où que nous allons, mais avec votre aide, ces dégâts peuvent se transférer dans le domaine de la raison et de l’art. Ainsi, si vous connaissez quelqu’un comme moi qui surréagit et rêvasse, oublie ceci ou cela, et qui ne s’implique pas dans ses activités, pensez au DA avant qu’il ne commence à croire tous ces bavardages malsains que les gens disent sur lui et avant qu’il ne soit trop tard.

Le principal point de mon exposé, c’est qu’il y a une expérience subjective plus complexe en déficit d’attention que ce qu’une liste de symptômes peut possiblement donner. Le DA est une manière de vivre et jusqu’à récemment on l’a caché, même de la vue de ceux qui en souffraient. L’expérience humaine du déficit d’attention se veut davantage qu’une simple collection de symptômes. Mais une façon d’être. Avant le diagnostic du syndrome, le parcours se fait dans la douleur et l’incompréhension. Après ce diagnostic, chacun y trouve souvent de nouvelles possibilités et la chance de vrais changements.

Maintenant le syndrome adulte du déficit d’attention, aussi longtemps méconnu, se présente finalement sur le devant de la scène. Heureusement, des millions d’adultes qui se croyaient anormaux ou incapables d’unifier leurs actions, seront capables de profiter du potentiel maximal de leurs habiletés. C’est un temps plein d’espoir, en effet.

Les 50 Trucs pour la gestion académique du déficit d’attention

Les 50 Trucs pour la gestion académique du déficit d’attention
Edward M. Hallowell, M.D. et John J. Ratey, M.D. © 1992

Dr Edward M. Hallowell, coauteur du livre sur le TDA:  » Driven to Distraction  » offre généreusement le texte suivant en disponibilité, sur Internet. Comme vous le verrez, dès le début, Dr Hallowell met l’accent sur le travail du professeur avec les étudiants qui souffrent d’un déficit d’attention. (N.B: En français, l’abréviation TDA = Trouble du déficit d’attention alors qu’en anglais, on utilise ADD pour Attention Deficit Disorder).

Les professeurs savent ce que beaucoup de professionnels ignorent : il n’y a pas qu’un seul mais plusieurs syndromes du déficit d’attention. Le TDA, dans sa forme la plus pure, n’apparaît pas souvent ; d’ordinaire il se mélange avec plusieurs autres problèmes tels que les difficultés d’apprentissage ou les troubles de l’humeur (dysthymie, maladie bipolaire). Le visage du TDA, comme la météo, change, tantôt inconstant tantôt imprévisible. Le traitement du TDA, malgré tout le sérieux de diverses études, demeure le fait de labeur acharné et de dévouement.

Il n’y a pas de solution facile permettant de gérer le déficit d’attention, que ce soit en classe ou à la maison. Malgré tout ce qu’on a dit et accompli, l’efficacité de tout traitement du TDA, à l’école, dépend des connaissances et de la persévérance de l’école et du professeur titulaire.

Voici quelques trucs de gestion scolaire, concernant l’enfant qui souffre d’un déficit d’attention (TDA). Les suggestions qui suivent concernent le professeur au niveau de sa classe, et les professeurs d’enfants de tous les âges. Quelques suggestions seront manifestement plus indiquées pour des enfants plus jeunes ; d’autres, pour des enfants plus âgés ; mais les sujets de structure, d’éducation et d’encouragement concernent tous les âges.

1. D’abord, assurez-vous que vous êtes bien en face d’un déficit d’attention. Il n’appartient sûrement pas au professeur de diagnostiquer le TDA, mais vous pouvez et devez soulever des questions. Assurez-vous qu’un(e) professionnel(le) a récemment fait l’examen de la vue et de l’ouïe de l’enfant ou exclu tout autre problème médical. Assurez-vous qu’on a fait une évaluation adéquate. Questionnez-vous jusqu’à ce que vous soyez convaincu d’avoir tout fait. Mais la responsabilité de tous ces examens revient aux parents, non pas au professeur qui en supporte le processus.

2. Deuxièmement, demandez du support. Il devient très exténuant, pour un professeur, d’avoir deux ou trois enfants en TDA, dans sa classe. Assurez-vous d’avoir le support de l’école et des parents. Assurez-vous d’avoir accès à une personne-ressource (orthopédagogue, pédopsychiatre, travailleur social, psychologue scolaire, pédiatre) que vous pourrez consulter, quand vous avez un problème Ce n’est pas le diplôme qui compte. Ce qui compte vraiment, c’est le savoir de cette personne sur le déficit d’attention, l’expérience d’avoir vu plusieurs enfants souffrant du TDA. Soyez certain que les parents travaillent avec vous. Assurez-vous que les collègues peuvent vous aider.

3. Troisièmement, connaissez vos limites. N’ayez pas peur de demander conseil. En tant que professeur, vous ne pouvez pas vous croire un expert sur un tel sujet. Sentez-vous à l’aise de faire une demande d’aide quand le besoin se fait sentir.

4. Demandez à l’enfant ce qui peut l’aider. Ces enfants sont souvent très intuitifs. Ils peuvent vous dire, si vous leur demandez, comment ils peuvent apprendre le mieux. Ils sont souvent trop gênés pour donner de l’information sans qu’on leur demande, par peur de paraître trop excentrique.

Mais essayez de vous asseoir avec l’enfant seul à seul, et demandez-lui de quelle façon il apprend le mieux. Souvent, l’enfant lui-même se révèle de loin le meilleur expert de son apprentissage. Il est surprenant de constater que l’on ignore ou néglige ses opinions la plupart du temps.

De plus, et surtout avec les enfants plus âgés, assurez-vous qu’ils comprennent bien ce qu’est le déficit d’attention. Cela vous aidera l’un et l’autre.

5. Rappelez-vous que les enfants en TDA ont besoin de structure. Ils ont besoin que leur entourage construise au-dehors ce qu’ils ne peuvent construire en dedans par eux-mêmes. Fabriquez des listes. Ces enfants profitent largement d’une table ou d’une liste, afin de s’y référer quand ils se perdent dans ce qu’ils font. Ils ont besoin de rappels. Ils ont besoin d’avertissements. Ils ont besoin de répétitions. Ils ont besoin de lignes de conduite. Ils ont besoin de limites. Ils ont besoin de structures.

6. Souvenez-vous de la partie émotionnelle de l’apprentissage. Ces enfants ont besoin d’aide pour trouver du plaisir dans la classe, de la maîtrise au lieu de l’échec et de la frustration, de la stimulation à la place de l’ennui ou de la peur. Il faut bien se soucier des émotions qui accompagnent le processus d’apprentissage.

7. Affichez les règlements. Écrivez-les nettement et mettez-les en évidence. Les enfants seront rassurés, sachant ce que l’on attend d’eux.

8. Répétez les directives. Écrivez les directives. Discutez des directives. Répétez les directives. Ces enfants ont besoin d’entendre les mêmes conseils plus d’une fois.

9. Établissez souvent le contact visuel « les yeux dans les yeux « . On peut  » ramener  » un enfant en TDA par le contact visuel. Faites-le souvent. Un coup d’œil peut sortir l’enfant de sa rêverie ou lui donner la permission de poser une question ou encore lui donner une approbation silencieuse.

10. Assoyez l’enfant en TDA près de votre bureau ou encore là où vous êtes la plupart du temps. Cela pourra éviter la « dérive mentale » qui affecte tant ces enfants.

11. Posez des limites, des frontières. Ceci les contient et les calme, sans être répressif. Faites-le avec consistance, prévoyance, promptitude et fermeté. N’entrez pas dans des discussions complexes et pseudo-légalistes de justice. Ces longues discussions n’amènent que diversion. Prenez vos responsabilités.

12. Élaborez un plan de travail aussi prévisible que possible. Affichez-le au tableau ou sur le pupitre de l’enfant. Faites-y souvent référence. Si vous devez le modifier, comme tout bon professeur le fait souvent, avertissez bien à l’avance et donnez tout le temps de préparation nécessaire.

Ces enfants tolèrent mal les transitions et les changements imprévus. Ils deviennent vite déboussolés. Prenez un soin particulier à préparer les transitions bien à l’avance. Annoncez ce qui va arriver, et donnez alors des avertissements répétés à mesure que le temps de l’activité approche.

13. Aidez les enfants à créer un horaire personnel qui suivra les heures d’école ; vous préviendrez ainsi la « remise à demain » qui caractérise bien le déficit d’attention.

14. Éliminez sinon réduisez la fréquence des évaluations minutées. Ces tests minutés sont sans grande valeur pédagogique et ne permettent pas vraiment aux enfants en TDA de montrer leur savoir.

15. Offrez-leur quelques soupapes de sécurité comme, par exemple, de quitter la classe pour un moment. Si cette idée peut s’inscrire dans le cadre des règlements de la classe, l’enfant pourra quitter la salle plutôt que de s’y faire chasser ; il aura plus de moyens pour réaliser l’autocritique et l’auto-adaptation.

16. Soyez pour la qualité plutôt que la quantité des devoirs. Les enfants en TDA ont souvent besoin d’une charge réduite de travaux ; on devrait leur donner cette prérogative surtout s’ils ont compris les objectifs. Ainsi, ils auront le même temps d’étude, sans s’enliser dans ce qu’ils ne peuvent faire.

17. Faites souvent le suivi des progrès. Ces enfants profitent beaucoup de fréquentes observations critiques. On les aide à demeurer sur la bonne voie en leur laissant savoir ce qu’on attend d’eux. Ceci peut devenir très encourageant.

18. Réduisez les gros travaux en petits travaux : c’est la plus importante de toutes les techniques d’enseignement auprès des enfants en TDA.

Les gros travaux ont vite fait d’écraser l’enfant qui se révolte par une réponse émotive telle que :  » je-ne-serai-jamais-capable-de-faire-ça « . En réduisant la tâche en parcelles plus faciles à faire, l’enfant se sentira moins écrasé. En général, ces enfants peuvent faire beaucoup plus que ce qu’ils se pensent capables ; et le professeur, en décomposant la tâche, peut faire que l’enfant le prouve à lui-même.

Avec les jeunes enfants, cette tactique devient très utile pour éviter les crises de colère, qui succèdent à une sorte de frustration prémonitoire.

Avec les enfants plus âgés, cette tactique leur permet de se débarrasser d’une attitude de défaitisme qui paraît trop souvent leur lot. Cette technique aide de plusieurs manières. Vous devriez l’utiliser tout le temps.

19. Permettez-vous d’être décontracté(e), enjoué(e), original(e), flamboyant(e) ; ayez du plaisir avec les enfants. Créez de la nouveauté pendant la journée. Les enfants en TDA aiment le renouveau et y répondent avec enthousiasme ; de plus, leur attention aussi bien que la vôtre se conserveront bien mieux.

Ces enfants sont pleins de vie, ils aiment jouer et surtout détestent s’ennuyer. Leur « traitement » implique tellement d’aspects ennuyeux tels les structures, les horaires, les répertoires, les règlements; alors montrez-leur à votre tour que ces affaires ennuyeuses ne vont pas de pair avec une personne et une classe ennuyeuse. Que le professeur se permette parfois un peu de bouffonnerie, il ne peut que provoquer une certaine détente.

20. Encore une fois, évitez de tomber dans l’excès de stimulation ; car comme une marmite sur le feu, tout peut sauter ; soyez toujours prêt à réduire la chaleur. La prévention demeure la meilleure façon de gérer le désordre en classe.

21. Autant que possible, ne manquez pas de mettre en relief toute forme de réussite. Ces enfants vivent tant d’insuccès qu’ils ont besoin qu’on les considère d’une façon positive. On ne peut trop souligner ce point ; ces enfants ont besoin et profitent des éloges qu’on fait d’eux. Ils aiment les encouragements. Ils s’en abreuvent et en sortent grandis. Sans cela, ils retournent dans leur coquille et perdent de leur vitalité. Très souvent, le côté dévastateur du TDA ne vient pas du TDA lui-même, mais du dommage qu’il crée à l’estime de soi. Aussi, faut-il prodiguer plein d’encouragements et de félicitations à ces enfants.

22. Pour eux aussi la mémoire fait souvent défaut. Enseignez-leur quelques trucs comme les procédés mnémoniques, les fiche-cartons, etc. Selon Mel Levine, ils ont souvent des problèmes au niveau de la  » mémoire active  » (espace disponible de notre esprit, peut-on dire) : ce qui explique leurs difficultés d’expression. Tous les petits trucs que vous pouvez imaginer (tels indices, rythmes, codages, etc.) sont d’un grand secours pour améliorer la mémoire.

23. Mettez en relief chaque idée. Faites ressortir et souligner les idées principales d’un texte. Ces techniques ne s’implantent pas facilement pour ces enfants ; mais dès qu’on leur enseigne, ces moyens aident beaucoup. Car pendant qu’ils apprennent, ils structurent et façonnent ce qu’ils apprennent. Cela donne aux enfants le sens de la maîtrise durant le processus d’apprentissage ; là où ils en ont le plus besoin. Autrement, ils vivront surtout l’ennui et la futilité.

24. Annoncez ce que vous allez dire avant de le dire. Puis dites-le. Et redites ce que vous avez dit. Comme beaucoup d’enfants en TDA sont plus visuels qu’auditifs, écrivez ce que vous allez dire : cette stratégie ancre les idées à la bonne place.

25. Simplifiez les instructions, simplifiez les choix, simplifiez les explications. Moins il y aura de verbiage, meilleure sera la compréhension. Utilisez un langage imagé. Comme le codage coloré, le langage en images retient l’attention

26. Le reflet sur soi aide l’enfant à devenir autocritique. Ces enfants peuvent être de mauvais observateurs d’eux-mêmes. Souvent, ils n’ont pas idée de la façon qu’ils se comportent. Donnez-leur cette information de façon constructive, comme :  » Sais-tu ce que tu viens de faire ?  » Ou  » Penses-tu que tu aurais pu dire ça différemment ?  » ou  » Pourquoi penses-tu que cette fille est devenue si triste, après tes paroles? « . Posez des questions qui favorisent l’autocritique.

27. Précisez ouvertement vos attentes.

28. Pour les enfants plus jeunes, un système de pointage ou de récompense peut modifier le comportement. Les jeunes enfants en TDA demeurent sensibles aux récompenses et aux incitatifs. Plusieurs agissent en petits entrepreneurs.

29. Si l’enfant semble avoir de la difficulté à « comprendre » les habitudes sociales (comme le langage du corps, le ton de la voix, les moments opportuns, etc.) essayez de lui offrir discrètement des conseils spécifiques et explicites ; essayez de faire de l’entraînement social. Exemple:  » Avant de conter ton histoire, écoute d’abord l’autre personne ou regarde l’autre personne quand elle parle « . L’on peut croire que plusieurs de ces enfants sont indifférents ou suffisants, voire égoïstes ; quand de fait ils ne connaissent pas l’interaction. Cette habileté ne vient pas naturellement à tous les enfants, on peut l’enseigner ou s’y entraîner.

30. Enseignez des stratégies pour faire des tests.

31. Montrez bien l’aspect ludique(jeu) des situations. La motivation améliore l’enfant en TDA.

32. Séparez les pair(e)s ou les trios, voire les groupuscules, qui ne fonctionnent pas bien ensemble. Il faudra tenter plusieurs arrangements.

33. Tenez compte du potentiel d’implication. Ces enfants ont besoin de se sentir engagés, branchés. Dès qu’ils s’impliquent, ils se sentent motivés et moins enclins au décrochage

34. Donner, quand c’est possible, des responsabilités à l’enfant.

35. Faites l’essai du calepin qui suivra l’enfant de la maison à l’école et de l’école à la maison. Ceci peut vraiment aider à la communication  » parent-enseignant  » dans le suivi quotidien de l’enfant, et éviter les interventions de crise. Comme de faire de fréquents reflets sur soi dont ces enfants ont besoin.

36. Utilisez, chaque jour, le compte-rendu des progrès de l’enfant.

37. Encouragez une stratégie qui favorise l’autocritique, par auto-évaluation. A ce sujet, de brefs échanges à la fin d’une classe peuvent aider.

38. Préparez le temps libre. Ces enfants ont besoin de prévoir et préparer leurs activités, sinon ils se surexcitent.

39. Félicitez, soulignez, approuvez, encouragez et rendez-vous disponibles.

40. Demandez, aux enfants plus âgés, de prendre note de leurs questions. Non seulement de ce qu’on leur dit mais de ce qu’ils pensent. Ils pourront ainsi mieux écouter.

41. L’écriture reste une difficulté pour beaucoup de ces enfants ; il faut développer des alternatives comme le clavier, le dictaphone. Utilisez les tests oraux.

42. Soyez comme le chef d’orchestre : il lui faut attirer l’attention des musiciens avant de commencer. Pour ce faire, vous pouvez utiliser le silence, la gesticulation, etc. Gardez la classe « à l’attention » et pointez au besoin les différentes parties de la classe.

43. Dans chaque matière, offrez pour chaque étudiant, si c’est possible, le système de compagnonnage, avec numéro de téléphone. (Adaptation de Gary Smith)

44. Pour prévenir la gêne, expliquez bien le traitement que l’enfant reçoit en lui donnant des allures de normalité.

45. Contactez souvent les parents : ceci vous évitera de les rencontrer seulement en temps de crises ou de problèmes.

46. A la maison, encouragez la lecture à haute voix. En classe, lisez à haute voix autant que possible. Utilisez les histoires. Encouragez l’enfant à demeurer sur le même sujet.

47. Répétez, répétez, répétez.

48. Pour les enfants comme pour les adultes, un des meilleurs traitements du TDA c’est l’exercice, l’exercice rigoureux de préférence. L’exercice aide à libérer l’excès d’énergie, à concentrer l’attention, à stimuler certaines hormones et de plus peut devenir plaisant. Assurez-vous que l’exercice est plaisant et l’enfant continuera à le faire plus longtemps.

49. Avec les enfants plus âgés, insistez sur la préparation avant l’entrée en classe. Plus l’enfant aura une bonne idée de ce qui se discutera en classe un jour donné, meilleures seront ses chances de maîtriser le sujet.

50. Soyez toujours à la recherche des moments « lumineux ». Ces enfants sont de loin plus talentueux et doués que ce qu’ils laissent paraître. Ils sont pleins de créativité, de spontanéité et d’enthousiasme. Ils ont du ressort. Ils reviennent toujours à la charge. Ils sont enclins à la générosité d’esprit, ils sont heureux d’aider. Ils ont habituellement un petit quelque chose qui les met en valeur peu importe ce qui va se présenter. Il faut se rappeler qu’il y a une mélodie écrite dans cette cacophonie, une symphonie à écrire.

Extraits du livre « Driven to Distraction », 1994. (Traduction libre et non-autorisée de ces textes, selon l’esprit et le style des auteurs.)

Texte original disponible sur les sites Internet de l’hyperactivité, à l’adresse : http ://services.bunyip.com2331/school/staffroom/50clas.html

Dr Claude Jolicoeur, pédopsychiatre, Montréal, juin 96. Source : http://www.aei.ca/~claudej/GestionduDA-enfance.html

Faire face aux disputes

Faire face aux disputes : Les trois balles – Le truc de Josy

Je n’ai pas de recette magique mais, depuis quelques années,  j’ai mis en place « les balles ». J’explique …

J’ai trois balles (balles de mousse du magasin à 1euro), une pour le tour de parole, une pour régler les conflits et une en coeur pour les mots doux.

Quand il y a conflit entre deux enfants, celui qui est impliqué va voir l’autre avec la balle et celui-ci doit l’écouter.

L’enfant doit commencer sa phrase par « Je n’ai pas aimé quand…(exemple : tu m’as poussé) parce que… (exemple : j’ai eu peur de tomber ou ça m’a fait mal ou je suis tombé sur un autre ami etc.). Il termine son message par la phrase : « As-tu compris ? » puis il donne la balle à l’autre.

Le fait de répondre oui montre qu’il a reçu le message et est prêt à donner une explication.

L’accusé a alors le droit de parole et le premier doit obligatoirement l’écouter puisqu’il a la balle. Il a le droit de dire lui aussi s’il y a quelque chose qu’il n’a pas aimé. Ou il fait des excuses à l’autre.
La balle oblige les enfants à s’écouter. Le fait de dire comment on s’est senti quand l’événement s’est produit fait réfléchir l’autre.

La méthode fonctionne dans la majorité des cas quel que  soit l’âge.

Avec les enfants impulsifs il faut souvent répéter. On a parfois l’impression de tout le temps repartir à zéro sauf que tout doucement nos interventions font leur chemin et puis un jour l’enfant mature et arrive à mieux se contrôler.

Cela fonctionne aussi avec les ados ou les adultes.

N’oubliez pas la petite balle coeur. C’est la préférée de tous.

Un petit « Je félicite » de temps en temps, ça mène loin.