L’attention

L’attention: un phénomène aux multiples déficits

par Mélanie Larochelle, M.Ps, et Charles Robitaille, Ph.D.

 

Les études sur l’efficacité des interventions neuropsychologiques qui prennent en considération les différentes facettes de l’attention ont clairement démontré que des résultats positifs sur l’attention ne peuvent être atteints que par le biais d’un entraînement très spécifique. On constate même qu’en ce qui concerne des déficit importants de fonctions attentionnelles de base, un entraînement non spécifique peut entraîner une détérioration de la performance attentionnelle. (Sturn, 1996)

 

Depuis déjà plusieurs années, il est évident que les différences individuelles doivent être prises en considération dans l’évaluation du trouble de déficit d’attention/hyperactivité (TDAH) et, par conséquent, dans les recherches. Ainsi, comme l’indiquaient Weiss et Hechtman en 1986, le fait que certains enfants soient diagnostiqués TDAH en raison de déviation par rapport à certaines normes et pour des symptômes précis ne signifie pas pour autant que tous les TDAH doivent nécessairement présenter une symptômalogie similaire. Le portrait général de ces troubles est très bien connu. Ce sont les différences individuelles dans les symptômes qu’il faut identifier afin de pouvoir, éventuellement, adapter les interventions thérapeutiques aux manifestations propres à chaque jeune.

Les études sur l’anatomie du cerveau

Peu importe la méthode utilisée, la plupart des études portant sur l’anatomie du cerveau ont révélé des différences entre les TDAH et les groupes contrôles (Conners, 1997). Le problème majeur avec ces résultats, c’est que les études ne démontrent pas les mêmes déviations. Bien que celles-ci soient plus fréquentes chez les enfants portant le diagnostic du TDAH chez les enfants « normaux », elles ne se retrouvent pas chez la plupart des enfants présentant le TDAH. Certains sujets présentent donc des anomalies neurologiques ou biochimiques, d’autres pas. Il n’y a pas nécessairement de lésions ou de maladies du cerveau, mais des variation dans le développement relié aux régions frontale et préfrontale. Il faut tenir compte du fait qu’un trouble de l’apprentissage peut survenir à la suite d’une anomalie dans l’un de ces centres, mais aussi d’une perturbation dans ses connexions ou dans l’organisation générale du système (Thomas et Willems, 1997)

Le rôle du lobe frontale est une des avenues explorées en neuropsychologie auprès de cette population pour expliquer à la fois la désinhibition et l’attention. Une revue de 22 études effectuée par Barkley et ses collègues (1992), a permis de déceler beaucoup d’inconsistance parmi les recherches visant à savoir s’il est possible de discriminer les TDAH des groupes contrôles sur ce plan. Des résultats mixtes sont aussi obtenus en ce qui a trait aux fonctions exécutives et aux processus liés aux réseaux antérieurs et postérieurs. Il n’y a donc pas de consensus possible jusqu’à maintenant. Il faut toutefois savoir que les auteurs ne s’entendent pas toujours sur ce que les tests mesurent, ce qui pourrait expliquer les divergences.

Neurosciences cognitives et TDAH

Lors de l’observation des manifestations cliniques du TDAH, les difficultés se situent souvent sur des plans très différents d’un individu à l’autre. Il devient donc important de déterminer dans quelle mesure un individu est affecté par chaque composante du trouble afin d’intervenir de la manière la plus appropriée. Les dernières recherches en neurosciences cognitives proposent la construction d’instruments pouvant évaluer le TDAH de façon plus spécifique pour pallier le diagnostique actuel, qui ne repose que sur l’opinion des observateurs. Une identification précise de différents sous-types du TDAH à partir de mesures neuropsychologiques permettrait une évaluation plus objective et validée du diagnostic (Conners et al., 1996) ainsi que la réalisation de plans de traitements différents et adaptés aux difficultés spécifiques. Cette précaution, d’une importance capitale, pourrait contribuer à l’efficacité des méthodes de rééducation des troubles de l’attention.

L’attention, un concept difficile à définir

L’hétérogénéité des enfants diagnostiqués TDAH demande une analyse plus approfondie des divers déficits de l’attention. L’existence d’une multitude de description techniques des processus cognitifs de l’attention s’avère toutefois une problématique à considérer. Sur la base de travaux théoriques issus de la psychologie expérimentale et de la neurologie, l’attention peut être divisée en domaines distincts. Elle ne doit donc pas être considérée comme un concept unitaire. Les définitions de concepts reliés à l’attention diffèrent souvent selon les divers modèles théoriques (voir l’encadré). Il faut donc être prudent avant de comparer et d’interpréter des théories ou des résultats de recherches, et d’assurer que nous parlons bien de la même chose.

 

L’attention est un concept difficile à définir, ce terme englobant une vague de phénomènes. Le concept d’atmosphère implique la sélectivité et la focalisation des activités de traitement de l’information, ainsi que la concurrence entre certaines opérations de traitement, qui rend compte du caractère limité des capacités attentionnelles.

En 1990, Goldstein et Goldstein soulignaient déjà que l’attention s’avère un terme générique. Ils référaient à une série de mécanismes hypothétiques qui, collectivement, répondent aux besoins de l’organisme. Ils identifiaient une série de ces mécanismes et proposaient que chacun d’eux constitue une composante spécifique de l’attention. Ainsi, le divided attention1 réfère à la capacité du jeune de faire deux activités simultanément, comme par exemple prendre des notes tout en écoutant ce qui est dit. Le focused attention se rapporte au jeune décrit comme facilement distrait ou rêveur. Le jeune facilement distrait par des stimuli extérieurs à la classe aurait un problème de selective attention De plus, celui-ci éprouverait énormément de difficultés à organiser et à ordonner l’information que le monde extérieur lui envoie. Le jeune incapable de persévérer dans son travail (pour une période de temps normale compte tenu de son âge) serait identifié comme présentant un déficit du sustained attention ou de persistence. Enfin, les déficits de vigilance ou de readiness seraient le propre d’un jeune incapable d’écouter les directives de son professeur, même pour exécuter des tâches simples comme épeler un mot lors d’un test. L’impulsivité, dans la perspective de ces auteurs, est une habileté se rattachant aussi à l’attention, mais elle est définie parallèlement comme une incapacité de s’arrêter pour réfléchir avant d’agir.

 

Les différentes composantes présentées par Golstein et Goldstein (1990) illustrent bien la diversité des mécanismes auxquels réfère le concept d’attention. Cependant., elles sont loin de faire l’unanimité. Le constat que le concept de l’attention n’est pas suffisamment précisé fait cependant beaucoup plus consensus.

Les facteurs qui semblent les plus répandus, ou du moins qui sont le plus souvent mentionnés dans la documentation scientifique, sont : les déficit de la vigilance, les déficit de l’attention sélective et l’impulsivité excessive. Ils ne couvrent pas l’ensemble des manifestations possibles ou des déficit pouvant être retrouvés chez les jeunes présentant le TDAH. Toutefois, même s’ils sont les mieux documentés et, de toute évidence, les plus acceptés, ils ne couvrent pas l’ensemble des modes d’expression de ce qui est convenu de regrouper sous le terme de l’attention.

De nouveaux modèles attentionnels

Avec l’émergence de nouveaux modèles attentionnels, ils devient possible d’atteindre de manière moins indirecte que par le passé l’étude des déficits attentionnels particuliers, en tenant compte de l’articulation de processus distincts (Camus, 1996). Ce nouvel essai pour comprendre le phénomène s’attarde davantage aux modèles des réseaux de l’attention tel celui proposé par Posner et Raichle en 1994. Ce modèle ne se veut pas une théorie explicative qui permettrait d’identifier « la » défaillance des enfants TDAH. Il permet plutôt de situer les connaissances acquises jusqu’à maintenant dans un système plus global, où il est possible d’expliquer le développement normal et déficitaire de l’attention par une bonne compréhension des interactions entre les réseaux (par exemple la théorie de Barkley est appropriée et semble cadrer sur le plan du contrôle exécutif; elle ne se limite peut-être qu’à un groupe restreint d’enfants portant l’étiquette TDAH). La distinction entre les processus automatiques (bottom up) et contrôlés (top down) est aussi abordée et permet de préciser le rôle de l’attention dans le TDAH.

 

Etant donné sa complexité des réseaux de l’attention et des structures cérébrales, de l’influence des expériences vécues, des différences individuelles et du processus de développement selon l’âge, il serait étonnant de ne jamais constater de dérèglements sur le plan des processus attentionnels, que ce soit sur le plan des processus cognitifs de bases liés à l’orientation, de la focalisation ou du maintien de l’attention.

L’orientation automatique est un processus qui survient très tôt dans le développement normal de l’enfant, contrairement au traitement contrôlé qui, lui, survient plus tard. Un enfant présentant un retard de développement de l’attention ou ayant un déficit sur ce plan peut donc être capable d’être attentif si la tâche nécessite peu ou pas d’effort (traitement automatique). Une difficulté à porter une attention volontaire (de ce type contrôlé) par opposition à un traitement de type automatique serait une hypothèse intéressante à explorer auprès de la population TDAH. Ces enfants présentent souvent des manifestation irrégulières des symptôme selon le contexte ou l’intérêt généré par une tâche spécifique. Les variations dans les capacités d’attention s’expliquent peut-être par la complexité et le type de traitement attentionnel requis lors des différentes tâches ou situations.

D’intéressantes avenues de recherche

La théorie de Polsner et Raichle amène une nouvelle compréhension des processus attentionnels et permet d’établir des liens avec les données concernant le TDAH. En se basant sur ce modèle de l’attention, il est possible de se positionner par rapport au terme « déficit d’attention ». Les données suggèrent d’orienter la recherche davantage vers le système attentionnel antérieur (relié au contrôle exécutif) en tenant compte des interactions avec le réseau pour la vigilance (lobe frontal droit). Le déficit observé semble plutôt concerner les processus attentionnel impliqués dans l’attention soutenue et le contrôle de l’activité que les composantes d’orientation. Les études portant sur la sélectivité de l’attention auprès des TDAH devraient faire la distinction entre les processus automatiques et contrôlés.

Le modèle a l’avantage d’aborder les liens avec les neurotransmetteurs comme la noradrénaline. Il y a lie de croire que des recherches sur le plan des liens neurochimiques, qui modulent les traitements, devraient permettre de mieux comprendre ce trouble complexe et d’établir des liens avec les autres caractéristiques du trouble qui sont l’impulsivité et l’hyperactivité.

 

De leurs côté, les recherches en neurosciences cognitives visant à développer des instruments de diagnostic objectifs et validés permettront éventuellement de réaliser une évaluation plus spécifique du trouble afin de confirmer les conclusions générales basés sur les symptômes comportementaux. La combinaison des mesures avec l’observation directe des comportements rendra ainsi plus précis le diagnostic et le traitement selon la spécificité des difficultés. Les manifestations cliniques diffèrent selon les divers sous-types et sont associées à de multiples processus cognitifs et réseaux neurologiques de l’attention.

 

Du point de vue clinique, ce nouveau regard sur le processus attentionnel justifie encore davantage le besoin d’un diagnostic différentiel plus pointu. Il est maintenant clair que les TDAH ne reposent pas sur des déficits homogènes qui permettraient d’en faire un groupe distinct et unitaire, car certains présentent des déficits à un seul des mécanismes invoqués, alors que d’autres possèdent un portrait clinique beaucoup plus complexe. Un traitement efficace pour un jeune TDAH peut donc être très différent de celui mis en place pour un autre. Par ailleurs, le choix du traitement doit être réalisé en fonction des composantes de l’attention déficitaires chez chaque jeune.

 

Observation des manifestations de l’attention en milieu clinique

 

Sans prétendre dévoiler la vérité sur la question, permettez-nous de vous présenter une définition des différents types d’Attention, inspirée de la neuropsychologie et de la psychologie cognitive.

 

L’Eveil

Il s’agit de l’état de conscience qui nous caractérise quand nous passons du sommeil à l’éveil. Quand nous dormons, il est normal de ne pas être attentif aux stimulations environnementales. Un élève qui dort sur son bureau aurait à juste titre des difficultés d’attention. Le matin, pour stimuler leur état d’éveil, bien des adultes vont compléter l’action de leur « formation réticulée » (structure corticale responsable de l’éveil) par la consommation de caféine. Bref, l’éveil fait référence à une ouverture sensorielle sur le monde qui nous entoure. Parfois, certains auteurs en neuropsychologie vont associer l’éveil au concept de vigilance. Cependant, en psychologie cognitive, nous allons donner à la vigilance un autre sens, comme nous le verrons plus loin.

 

L’attention sélective

Ce type d’attention fait référence à l’habileté qu’une personne manifeste en sélectionnant dans l’environnement une source de stimulation qu’elle juge, consciemment ou non, plus importante. Il y a donc dans ce processus une forme de fermeture sensorielle où nous inhibons les stimulations dites secondaires. Le phénomène s’apparente à un processus de figure-fond permettant de traiter de façon privilégiée certaines informations par rapport à d’autres. L’attention sélective est également appelée par plusieurs « attention focalisée ».

 

L’attention maintenue

Ce type d’attention intervient après l’attention sélective. « Une fois que j’ai commencé à lire mon livre, plus rien ne peut m’en tirer tant qu’il n’est pas terminé ». Dans ce type de situation, l’attention maintenue évolue comme la gardienne de l’activité en cours, permettant de l’accomplir dans le temps sans se laisser distraire. L’attention maintenue est justement caractérisée par le maintien, dans le temps, de l’attention. Quand la tâche s’étire pour une période de 15 à 30 minutes, en l’absence de sources de distraction particulières, c’est l’attention maintenue que l’on observe. Souvent, nous parlerons alors de « persévérance du travail » pour un élève.

 

L’attention partagée

Il s’agit de l’habileté à traiter simultanément deux types d’informations, ou plus. En psychologie cognitive, les recherches ont mesuré ce type d’attention en faisant réalisé une activité motrice au sujet, tout en lui demandant de traiter une stimulation visuelle ou auditive distincte de l’activité motrice en cours. Dans une situation scolaire d’apprentissage, nous pourrions dire que l’attention partagée permettrait à la fois de mémoriser les explications d’un enseignants et de prendre des notes. Nous pourrions aussi croire qu’il y a sans doute un lien entre le concept de mémoire de travail de l’attention partagée: « Pendant que je mémorise les données du problème d’arithmétique qui m’est présenté verbalement, je traite ces données, je les analyse de façon à trouver la meilleure opération à réaliser. » L’attention partagée est aussi appelée par certains « l’attention divisée ».

 

La distractivité aux stimuli internes

On fait ici référence, dans le langage populaire, au fait d’être « dans la lune ». Par exemple, nous penserons à l’enfant qui n’écoute pas son enseignante et rêve à cette nouvelle bicyclette qui l’attends à la maison. Cet enfant n’a pas de problème d’attention maintenue puisqu’il arrive à se concentre longtemps sur la même activité. Cependant, l’enseignante pourrait dire: « Il a un problème d’attention sélective puisqu’il n’est pas attentif aux consignes importantes que je donne en classe. » Tout est relatif, dira l’autre! En effet, ce qui semble important pur un adulte ne l’est pas toujours pour un enfant…

 

La distractibilité aux stimuli externes

Ce phénomène est observé dans des situations où l’individu, occupé à réalisé une tâche, se laisse distraire par toutes sortes de stimuli perçus dans son environnement. Cette difficulté fait référence aux processus de contrôle de l’attention. En effet, l’habileté à ne pas se laisser distraire serait vraisemblablement en interaction avec celles de l’attention sélective et de l’attention maintenue. Le concept de concentration sera souvent considéré comme étant à la fois la capacité d’utiliser l’attention sélective, l’attention maintenue et une bonne résistance à la distractivité. Cette dernière sera aussi appelée par plusieurs « l’attention soutenue ».

 

La vigilance

La psychologie cognitive a fait état de recherches sur la vigilance à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Des marins penchés sur le sonar d’un sous-marin omettaient d’être attentifs au signal visuel annonçant la venue de l’ennemi. Dans ce cadre, nous définissons la vigilance comme l’habileté manifestée par un individu à percevoir une stimulation particulière, enchâssée dans un bruit de fond, au cours d’une tâche d’une certaine durée. Une autre image pour bien faire comprendre la vigilance est celle de l’Inuit faisant le guet sur la banquise (tout est blanc partout), près du trou d’un phoque, le harpon à la main, prêt à frapper. Pendant des heures, il attend au froid, sans bouger, la venue du phoque… Cette activité sollicitera à la fois l’éveil, l’attention sélective et l’attention maintenue.

 

La supersistance

Il s’agit de l’incapacité apparente, quasi compulsive , de l’individu à cessé une activité, malgré les signaux externes ou internes qui l’incitent à le faire. Ce phénomène, observé dans un premier temps auprès des workaholics, est depuis peu associé à un déficit attentionnel. Souvent, ces personnes sont aussi très lentes à se mobiliser pour se mettre à la tâche.

Ces définitions ont été élaborées par les psychologue Raynald Goudreau M. Ps., Charles Robitaille, Ph. D., Lucie Asselin, L.O.S.P., Jocelyn Villemure M.A., et André Rousseau M.Ps.

 

Mélanie Larochelle et Charles Robitaille sont psychologues. Ils pratiquent tous deux à la clinique des déficits de l’attention et de l’hyperactivité.

 

Bibliographie:

 

Barkley, R.A., Grodzinsky, g., & DuPaul, G.J. (1992). « Frontal Lobe Functions in Attention Deficit Disorder With or Without Hyperactivity: A review and Research Report ». Journal of AbnormalChild Psychology, 20 (2), 163-188
Camus, J.F. (1996) La psychologie cognitive de l’attention. Paris : Armand Collin
Conners, C.K. (1997) « Is ADHD a disease? ». Journal of Attention Disorder, Vol. 2, no 1, 3-17
Conners, C.K. (1997) March, J.S., Erhardt, D., Butcher, T., Epstein, J. (1996). « Assessment of Attention Deficit Conceptual Issues and Future Trends ». Journal of Psychoeducational Assesment-ADHD Special.
Goldstein, Sam & Golstein, Michael. (1990). Managing Attention Disorders in Children. A Guide for Practitioners. Wiley, John Wiley & Sons, Toronto
Posner, M.I. & Raichle, M.E. (1994). Images of Mind. Scientific American Library.
Sturn, W. (1996) « L’Évaluation dans le contexte rééducatif: les troubles attentionnels et la négligence ». Revue européenne de psychologie appliquée, 46, 207-215
Thomas, J., & Willems, G. (1997). Troubles de l’attention, impulsivité et hyperactivité chez l’enfant : approche neurocognitive. Paris : Masson
Weiss, Gabrielle, & Hetchman, Lily. Hyperactive Children Grow Up. The Guilford Press, New York, 1986.

 

 

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