Désamorcer le conflit

Compte rendu du groupe de parole dont le thème était : « Désamorcer le conflit ».

Au travers de nos divers témoignages, quelques pistes de gestion de conflit se dessinent :

  • Une écoute empathique, se laisser toucher profondément lorsque l’autre nous dit, nous crie sa souffrance (exemple, l’enfant qui nous dit « je n’en peux plus, je voudrais mourir …»)
  • Le renforcement positif de tout ce que l’enfant fait bien, même et surtout lorsque « les bonnes actions » ne sont pas la conduite habituelle de l’enfant.
  • Changer l’environnement : il arrive parfois de buter devant un mur d’incompréhension, il est parfois préférable de changer l’enfant d’école que « se battre contre des moulins à vent »
  • Connaître ses besoins et ses priorités : La situation idéale n’existe pas, chaque choix que nous faisons comporte une face brillante et une face terne. En prendre conscience et assumer ses choix. (Exemple : « je l’ai changé d’école, celle-ci n’a pas le même niveau d’enseignement mais mon fils s’y sent accepté et peut s’épanouir »)
  • Conserver l’objectif mais changer les moyens d’y parvenir : (Exemple : Un professeur proposait à un élève à Haut Potentiel « :O.K., tu ne veux pas faire ce calcul avec le thème que je t’ai donné, montre-nous comment on peut le faire avec le thème de l’informatique »)
  • Informer des limites de mon enfant, informer de mes limites.
  • Faire un rappel de la loi (Exemple : Porter plainte si l’enfant se fait battre par les autres à l’école et que la direction ne réagit pas).
  • Demander à ce qu’on puisse expliquer à la classe, ce qu’est le TDA/H. (Un papa l’a présenté comme ceci : « Tu vas pouvoir dire qui tu es et être enfin reconnu »)
  • Conscientiser l’enseignant de la souffrance de l’enfant, de nos propres difficultés avec lui et lui montrer que nous comprenons sa difficulté à gérer un groupe classe avec notre enfant.
  • Parler vrai, parler de ce que nous ressentons, de ce que l’enfant ressent, sans amplifier ou diminuer l’impact que cela a sur nous.
  • Lorsque l’enfant nous parle de choses frustrantes qu’il a vécues à l’école, l’écouter, écouter ses pleurs et lui poser la question « comment peux-tu régler ce problème ? ». Tout en sachant qu’un enfant qui a perdu l’estime de lui-même n’attend qu’une chose de l’adulte : qu’il le porte.
  • Trouver le bon moment pour interpeler l’enseignant, un moment qui lui convient parfaitement et qui me convient.
  • Savoir à qui s’adresser « est-ce un problème à discuter avec l’enseignant, avec le surveillant, avec la direction, avec tous ? (Une maman explique qu’elle a rassemblé le corps professoral qui s’occupe de son enfant pour leur expliquer les limites de celui-ci)
  • Même si j’ai envie de mordre l’enseignant qui n’accueille pas suffisamment bien mon enfant, il faut se rappeler que l’intérêt de l’enfant est d’en faire un partenaire. Faisons confiance aussi en ses capacités de s’améliorer.
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