En tant que parent, j’ai le droit

En tant que parent, j’ai le droit :

– de t’offrir mon amour inconditionnel.

– de me mordre les lèvres quand je te vois faire des erreurs, sachant que je dois te laisser apprendre certaines choses à tes dépens.

– d’être fière de toi et de t’encourager quand tu atteints tes objectifs.

– de sortir avec des amis, même si tout ce dont j’ai envie, c’est te regarder dormir dans ton lit.

– de me lever pour t’applaudir quand tu joues le rôle d’une coccinelle dans une pièce de théâtre.

– de favoriser une atmosphère chaleureuse dans notre foyer pour en faire un havre de paix.

– de te conseiller et de te guider pour t’aider à faire les bons choix.

– de te dire non, parce que c’est aussi mon rôle.

Finalement, j’ai le droit de t’embrasser et de te dire que je t’aime, même devant tes amis, tout simplement parce que c’est vrai.
Et le droit aussi de pas le faire parce que je sais que cela te gênera…

 

Copyright Juliette Boon pour TDA/H Belgique 2002

SUPER PARENTS

SUPER PARENTS

Ce sont les parents qui réussissent à élever un enfant atteint TDA/H. Ils méritent notre admiration, ainsi que toute notre compréhension et notre soutien, même si parfois ils perdent courage et baissent les bras.

– très renseignés sur le TDA/H, ils acceptent l’enfant tel qu’il est.

-inflexibles pour ce qui est du respect des règles, mais toujours calmes et positifs.

– anticipent les situations à problèmes.

– essaient d’obtenir une étroite collaboration avec l’école et parfois même y arrivent.

– vont à l’école régulièrement et pas seulement lors des rencontres parents-enseignants.

– savent relâcher la pression quand le niveau de frustration de l’enfant atteint un seuil critique.

– s’abstiennent de critiquer leur enfant pour chaque petite faute ou imperfection commise  (l’enfant atteint de TDA/H culpabilise énormément même si il ne le montre pas et n’a pas besoin que vous en rajoutiez).

– réagissent de manière constante et immédiate à chaque comportement.

– sont dotés d’un sens de l’humour incroyable.

– soutiennent leurs enfants dans leurs projets en leur montrant de l’intérêt et en les encourageant, quelles que soient leurs aptitudes.

– s’intéressent à ce que vit l’enfant ; ses joies, ses peines ses peurs, ses désirs ; mêmes fatigués.

– ignorent les fautes mineures et choisissent les combats qui en valent la peine.

– se rappellent que leur enfant ne veut pas être un fardeau pour son entourage.

– dans le doute, n’hésitent pas à répéter : à force d’être guidé, soutenu et orienté, l’enfant finira par assimiler.

– regardent toujours leur enfant comme un enfant et oublient l’élève.

– avant de punir ils s’assurent que le jeune a compris les « 3 pourquoi » : pourquoi c’était interdit, pourquoi il doit réparer et pourquoi il ne recommencera pas.

– n’attendent pas de leur enfant qu’il possède les mêmes talents qu’eux et ne se montrent pas déçu si leur enfant ne marche pas sur leurs traces.

– ne projettent pas sur leur enfant leurs rêves de grandeur inassouvis.

– n’oublient pas que leur enfant a besoin du support et de la compréhension de sa famille et de son milieu scolaire.

– accordent à leurs enfants une approbation conséquente et inconditionnelle, pour les grandes et les petites choses qu’ils accomplissent, indépendamment de leur degré de réussite.

– n’oublient pas de dire souvent à leurs enfants combien ils les aiment et combien leurs enfants comptent pour eux. (Assurez-les que votre amour pour eux ne dépend pas de ce qu’ils accomplissent. Adoptez un comportement constant et cohérent. Si vous leur refusez votre affection ou votre approbation quand ils ne se distinguent pas, ils ne vous feront plus confiance).

– encouragent leurs enfants à faire de leur mieux et les poussent en douceur à aborder de nouvelles activités, à vivre de nouvelles expériences qui les aideront à évoluer et à élargir leurs connaissances afin d’augmenter leur confiance en eux, leur assurance physique et leur optimisme, quant au monde qui les entoure et à leur avenir.

– procurent, si c’est possible, à l’enfant un endroit où se réfugier et un pour se défouler.

– sont d’accord entre eux dans les stratégies à adopter vis-à-vis de l’enfant.

– se débrouillent pour trouver des moments d’intimité à deux, en amoureux.

– sont des adultes heureux. C’est le meilleur moyen pour faire des enfants heureux.

– ne croient pas les inepties qui consistent à dire qu’il ne faut pas prodiguer trop d’amour ou d’attention aux enfants, surtout dans leur petite enfance. Ils n’en auront jamais assez : un amour et une affection véritable ne risquent pas de les « pourrir ».

– sont conscients de ne pas être parfaits et ne culpabilisent pas lorsqu’ils oublient d’appliquer les règles citées plus haut.

copyright TDA/H Belgique 2002

Les yeux de l’amour

Un adolescent vivait seul avec sa mère
et ils avaient une relation privilégiée.
Bien que le fils passe toutes ses parties de football
assis sur le banc, sa mère était toujours
dans les estrades pour l’encourager.
Elle ne manquait jamais une partie.

Au début du secondaire,
il était encore le plus petit de sa classe et sa mère,
tout en continuant à l’encourager lui fit comprendre
qu’il n’était pas obligé de jouer au football
s’il ne voulait plus jouer.
Mais comme il adorait le football, il décida de continuer.

Il était bien décidé à faire de son mieux
à toutes les pratiques et espérait
qu’on finirait peut-être par le laisser jouer un peu plus tard.
Tout au long de son secondaire,
il n’a jamais manqué une seule pratique ou partie,
mais dû se contenter de réchauffer le banc.
Fidèlement, sa mère était toujours dans les estrades
et avait toujours des mots d’encouragement pour lui.

Lorsqu’il fit son entrée au collège,
il décida de tenter sa chance aux essais
afin d’être accepté comme recrue.
Tout le monde était certain
qu’il ne serait jamais accepté, mais il réussit.
L’entraîneur admit qu’il le gardait sur la liste
parce qu’il participait de tout coeur à chaque pratique,
ce qui, par le fait même,
avait un effet motivateur sur ses coéquipiers.
Lorsqu’il apprit qu’il avait été accepté,
il fut si content qu’il courut au téléphone
le plus près pour l’annoncer à sa mère.

Elle partageait son enthousiasme
et reçut des billets de saison
pour toutes les parties de l’équipe du collège.
Ce jeune athlète tenace ne rata aucune pratique
au cours de ces quatre années,
mais ne fut jamais appelé à jouer dans un seul match.

C’était maintenant la fin de la saison de football junior
et comme il arrivait sur le terrain en courant,
quelque temps avant le grand match des éliminatoires,
l’entraîneur vint à sa rencontre, un télégramme à la main.

Le jeune homme lut le télégramme et devint silencieux.
Une grosse boule lui nouait la gorge
lorsqu’il annonça à son entraîneur:
 » Ma mère est décédée ce matin.
Est-ce que je peux manquer la pratique aujourd’hui?  »
L’entraîneur pose doucement son bras autour de ses épaules et lui dit:
 » Prends congé pour le reste de la semaine, fiston.
En fait, tu n’as même pas besoin de revenir
pour la partie samedi prochain.  »

Le samedi suivant, la partie ne se déroulait pas bien du tout.
Au troisième quart, alors que l’équipe traînait de l’arrière
par 10 points, un jeune homme silencieux se faufila dans le vestiaire
et revêtit son équipement.
Lorsqu’ils le virent arrivant en courant,
l’entraîneur et les coéquipiers furent abasourdis de le voir de retour si tôt.

 » Entraîneur, s’il vous plaît, laissez-moi jouer.
Je dois absolument jouer aujourd’hui.  » lui dit-il.
L’entraîneur fit semblant de ne pas l’avoir entendu.
Il était hors de question qu’il fasse jouer son pire
joueur pendant un match aussi crucial.
Mais le jeune homme insista et finalement, ayant pitié de lui,
l’entraîneur accepta.  » Ok, tu peux y aller.  »

Quelques minutes plus tard, l’entraîneur, les coéquipiers
et tous les spectateurs dans les estrades n’en croyaient pas leurs yeux.
Ce jeune inconnu, qui n’avait jamais joué auparavant,
faisait exactement tout ce qu’il fallait et correctement.
L’équipe adverse n’arrivait pas à l’arrêter.
Il courut, bloqua et plaqua comme une étoile.
Dans les dernières minutes de jeu,
il intercepta une passe et courut sans s’arrêter et marqua le point gagnant.
Les spectateurs sautaient de joie.
Ses coéquipiers, le portèrent sur leurs épaules.
Des applaudissements comme on en avait jamais eu.
Finalement, une fois que les estrades furent vides,
et que le joueurs eurent pris leur douche et quitté le vestiaire,
l’entraîneur remarqua le jeune homme assis en silence dans un coin.
Il lui dit:  » Fiston, je n’arrive pas à y croire. Tu as été fantastique.
Dis-moi ce qui t’est arrivé? Comment as-tu fait?  »

Les yeux emplis de larmes, il regarda l’entraîneur et lui dit:
 » Vous savez que ma mère est décédée cette semaine,
mais saviez-vous qu’elle était aveugle?  » Il avala avec difficulté
et s’efforça à sourire:  » Ma mère est venue à toutes mes parties,
mais aujourd’hui, c’était la première fois qu’elle pouvait me voir
jouer et je voulais lui montrer que j’étais capable de bien jouer.  »

Souviens-toi TOUJOURS DE CECI

Quelqu’un est très fier de toi.
Quelqu’un pense à toi.
Quelqu’un se fait du souci pour toi.
Quelqu’un s’ennuie de toi.
Quelqu’un veut te parler.
Quelqu’un veut être avec toi.
Quelqu’un espère que tu n’as pas de problèmes.
Quelqu’un espère que tout ira pour le mieux pour toi.
Quelqu’un désire que tu sois heureux.
Quelqu’un a très hâte de te voir.
Quelqu’un t’aime tel que tu es.
Quelqu’un est content de t’avoir comme ami.
Quelqu’un veut que tu saches qu’il sera toujours là pour toi.
Quelqu’un a besoin de ton soutien.
Quelqu’un a besoin de savoir que tu crois en lui.
Quelqu’un te fait confiance.
Quelqu’un se souvient de toi en entendant une chanson.

Tu es une personne importante!
Ne l’oublie jamais

Écouter avec son coeur est complètement différent d’écouter avec ses oreilles.
Écouter avec son coeur signifie être véritablement intéressé, ouvert et attentif.
Cela signifie avoir envie d’entendre,d’apprendre, d’être surpris sans qu’il soit nécessaire de discuter, d’interrompre ou de donner des conseils (c’est la partie la plus difficile !).
Écouter avec son coeur signifie ne pas imposer son point de vue, mais découvrir ce qu’est la vie selon la perspective de votre enfant.
C’est écouter avec le sens de l’émerveillement.
Quand vous écoutez avec votre coeur, votre enfant sent qu’il peut tout vous dire, parce qu’un enfant qui est avec un adulte réceptif s’ouvre et partage sans condition.