Soirée d’information sur le TDA/H à Thuin

Bonjour,
Puis-je vous demander de relayer cette information : je donnerai une soirée d ‘information sur le TDA/H à Thuin durant les congés de Pâques : https://www.facebook.com/events/656249921147292/?ref_dashboard_filter=upcoming
Je vous remercie pour l’excellent travail de soutien et d’information que vous proposez aux familles.
Bien à vous,
Mme Declercq Anne-Charlotte, neuropsychologue.
0499/23.92.75.
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Ne jamais baisser les bras, toujours y croire…
Essayer encore et encore.
Même quand on croit que la bataille est perdue.
Même quand on pense avoir épuisé toutes les pistes.
Même quand c’est difficile.
Même si on perd patience.
Ne jamais baisser les bras, toujours y croire…
Essayer encore et encore.

P. De Coster – asbl TDA/H Belgique

RECHERCHE PARTICIPANTS POUR UNE ETUDE SUR LE TDAH

RECHERCHE PARTICIPANTS POUR UNE ETUDE SUR LE TDAH

Bonjour,

Je suis étudiante en Master 2  en neuropsychologie à l’ULB et pour mon

mémoire je vais effectuer une étude sur le TDAH chez l’adulte en

utilisant la réalité virtuelle.

Pour ça je cherche des personnes de plus de 18 ans ayant été

diagnostiqués TDAH .

L’étude commencera en Janvier 2015 et  se déroulera en deux séances

d’une heure chacune;

On pourra choisir les horaires qui vous conviendront et je peux me

déplacer pour effectuer le testing chez vous, ou bien à l’ULB, si vous

préférez.

Vous pouvez me contacter par mail ou par téléphone:

Simona.Chiarotti@ulb.ac.be  ou  0472 230 706

L’hyperactivité existe, la HAS l’a rencontrée !

L’hyperactivité existe, la HAS l’a rencontrée !

Paris, le jeudi 12 février 2015 – Depuis de très nombreuses années, on le sait, le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) nourrit dans les cercles psychiatriques (et au-delà) de vives polémiques. L’existence même de ce trouble est âprement discutée. Pour certains elle ne fait aucun doute : on compterait entre 3,5 % et 5,6 % d’enfants d’âge scolaire (soit entre 135 000 et 169 000 sujets âgés de 6 à 14 ans) concernés par ce trouble, selon des chiffres publiés aujourd’hui par la Haute autorité de santé (HAS). Pour d’autres, le TDAH n’est que la manifestation de l’incapacité de la société à intégrer en son sein des enfants dont le comportement diffère peu ou prou de la norme. D’ailleurs, les pourfendeurs du TDAH relèvent pour assoir leur position que l’on trouve de très fortes différences sociales chez les enfants ainsi diagnostiqués. « Aux Etats-Unis, un enfant noir vivant dans un logement exigu avec des problèmes sociaux a 6,5 fois plus de chances d’être diagnostiqué TDAH qu’un Blanc des beaux quartiers » rappelle par exemple aujourd’hui dans les colonnes du Figaro, le docteur Patrick Landman président de l’association « Stop DSM ». Ceux qui remettent en doute l’existence du TDAH suggèrent également qu’une certaine démission des parents pourrait être à l’origine de l’explosion des diagnostics. Enfin, on ne peut passer sous silence le fait que beaucoup ont évoqué l’hypothèse selon laquelle le TDAH serait une pathologie « inventée » par les laboratoires !

Errance diagnostique

Les familles qui se sentent concernées, qui observent avec souffrance le comportement et les difficultés sociales et scolaires de leurs enfants, sont bien sûr loin de partager de telles réserves. Elles font au contraire remarquer que l’organisation des soins en France, la méconnaissance du TDAH par les médecins généralistes et la persistance de ces controverses représentent une perte de chance pour leurs enfants. L’errance diagnostique est en effet le lot d’un très grand nombre de familles : en moyenne, le diagnostic est établi vers l’âge de 9/10 ans, souvent trop tardivement pour que les conséquences scolaires et sociales puissent être totalement réparées. L’absence de diagnostic n’est également pas rare : or certains suggèrent que les enfants TDAH pourraient présenter un risque accru d’entrer dans diverses toxicomanies.

Un diagnostic complexe qui exige du temps

Face à cette situation, la HAS vient d’adopter des recommandations qui ont pour ambition de mettre fin aux interrogations et d’améliorer la prise en charge des patients et de leur famille. Publiées aujourd’hui, ces préconisations rappellent tout d’abord la difficulté du diagnostic du TDAH, d’abord parce qu’il « n’existe pas de signes neurologiques ou physiques propres », ensuite en raison de la variabilité des manifestations et du fait que les signes associés aux TDAH peuvent en réalité être la manifestation d’autres troubles. Aussi, « seule une évaluation rigoureuse (…) permet d’éviter les sur-diagnostics mais également de ne pas passer à côté d’un TDAH » insiste la HAS. Dans ce cadre, la HAS juge que le médecin de premier recours peut jouer un rôle clé. « Lors d’une ou plus consultations, le médecin va étayer les hypothèses et éventuellement établir un pré-diagnostic de TDAH en s’intéressant à la souffrance de l’enfant, son contexte social, son processus d’apprentissage et ses relations au sein de la famille. Après ces consultations (…) le médecin de premier recours pourra décider d’orienter l’enfant vers un médecin spécialiste du TDAH » détaille la HAS qui livre par ailleurs aux généralistes des outils pour mener à bien leur enquête diagnostique.

Des recommandations volontairement idéalistes

Qu’ils se réjouissent de cette prise de position de la HAS en faveur de la reconnaissance du TDAH et de la sensibilisation des praticiens ou qu’ils la regrettent, les spécialistes et acteurs concernés estiment unanimement « utopiques » ces recommandations. Ils font notamment valoir que les médecins, généralistes et pédiatres, ne disposent nullement du temps nécessaire pour le repérage de ce trouble complexe, ni de la formation suffisante. Pour ceux qui attendent une meilleure prise en charge des enfants concernés, ces recommandations ne suffiront donc pas à elles seules à induire une évolution positive. Pour les autres, elles risquent de favoriser une « épidémie de diagnostics » selon l’expression de Patrick Landman.

Les auteurs des recommandations ne rejettent pas totalement la critique. « Nos recommandations sont idéalistes. Mais c’est un idéalisme assumé » estime le docteur Jean Chambry, pédopsychiatre qui a coprésidé le groupe de travail de la HAS. « L’objectif premier était d’affirmer que le TDAH existe et n’est pas une invention  des laboratoires pharmaceutiques. Mais aussi sensibiliser les médecins généralistes, pour qu’ils prennent le temps d’évaluer ces troubles » ajoute-t-il cité par le Figaro. Enfin, en ce qui concerne le risque de surdiagnostic et en filigrane la crainte exprimée par beaucoup d’une surprescription de Ritaline, les auteurs se veulent également confiants, affirmant que de nombreux « garde fous » sont présents au sein de leurs travaux pour éviter ces risques et notamment la recommandation selon laquelle les thérapies non médicamenteuses doivent être privilégiées. En France, aujourd’hui, 20 000 enfants sont sous Ritaline. Combien nécessitent vraiment une telle prise en charge ? Et combien d’autres qui auraient besoin d’un traitement n’en reçoivent pas ?

Aurélie Haroche

Source : http://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/lhyperactivite_existe_la_has_la_rencontree__150383/document_actu_pro.phtml

Sommeil et TDA/H

Par le Dr Marie Lestelle (Paris)

Une bonne qualité de sommeil peut améliorer le comportement d’enfants souffrant de troubles de l’attention avec hyperactivité. C’est ce que révèle une étude parue dans le BMJ. Après trois mois de prise en charge et d’éducation au sommeil, les symptômes régressent davantage que chez des enfants ayant un suivi classique.

Meilleure qualité de sommeil, améliorations du comportement, de la qualité de vie et du fonctionnement personnel et familial ; l’éducation au sommeil a décidément du bon chez les enfants souffrant de troubles de l’attention avec hyperactivité.

C’est ce qu’indique une étude australienne menée auprès de 21 médecins généralistes suivant 244 enfants âgés de 5 à 12 ans souffrant de ces troubles, entre 2010 et 2012. La moitié d’entre eux a été randomisée dans un groupe intervention et l’autre dans un groupe contrôle.

Les enfants bénéficiaient tous d’une prise en charge classique mais ceux du groupe intervention ont en plus été éduqués aux règles d’hygiène du sommeil sous forme de deux consultations suivies d’entretiens téléphoniques par un psychologue ou un pédiatre (durée et horaires de sommeil, conditions d’endormissement, attitude en cas d’insomnie, etc).

Les auteurs ont ensuite évalué plusieurs critères à trois et six mois par des échelles d’évaluation et des questionnaires : la sévérité de leurs symptômes, les problèmes de sommeil, le comportement, la qualité de vie, la mémoire de travail et la santé mentale des parents (échelles d’évaluation de la dépression, anxiété et stress).

Dès trois mois, les auteurs ont constaté une réduction accrue des symptômes chez les enfants du groupe d’intervention par rapport au groupe contrôle. Les premiers avaient également moins de problèmes de sommeil.

Les familles ont par ailleurs témoigné d’un mieux-être de l’ensemble de la fratrie et de la famille, sans pour autant constater d’amélioration de la santé mentale des parents. Enfin, les instituteurs ont rapporté une amélioration du comportement des enfants et une meilleure mémoire immédiate à six mois. Pour les auteurs, l’effet du sommeil explique entre un tiers à la moitié de ces améliorations.

Référence :

Harriet Hiscock et al.

Impact of a behavioural sleep intervention on symptoms and sleep in children with attention deficit hyperactivity disorder, and parental mental health: randomised controlled trial

BMJ 2015;350:h68  http://www.bmj.com/content/350/bmj.h68