Sommeil et TDA/H

Par le Dr Marie Lestelle (Paris)

Une bonne qualité de sommeil peut améliorer le comportement d’enfants souffrant de troubles de l’attention avec hyperactivité. C’est ce que révèle une étude parue dans le BMJ. Après trois mois de prise en charge et d’éducation au sommeil, les symptômes régressent davantage que chez des enfants ayant un suivi classique.

Meilleure qualité de sommeil, améliorations du comportement, de la qualité de vie et du fonctionnement personnel et familial ; l’éducation au sommeil a décidément du bon chez les enfants souffrant de troubles de l’attention avec hyperactivité.

C’est ce qu’indique une étude australienne menée auprès de 21 médecins généralistes suivant 244 enfants âgés de 5 à 12 ans souffrant de ces troubles, entre 2010 et 2012. La moitié d’entre eux a été randomisée dans un groupe intervention et l’autre dans un groupe contrôle.

Les enfants bénéficiaient tous d’une prise en charge classique mais ceux du groupe intervention ont en plus été éduqués aux règles d’hygiène du sommeil sous forme de deux consultations suivies d’entretiens téléphoniques par un psychologue ou un pédiatre (durée et horaires de sommeil, conditions d’endormissement, attitude en cas d’insomnie, etc).

Les auteurs ont ensuite évalué plusieurs critères à trois et six mois par des échelles d’évaluation et des questionnaires : la sévérité de leurs symptômes, les problèmes de sommeil, le comportement, la qualité de vie, la mémoire de travail et la santé mentale des parents (échelles d’évaluation de la dépression, anxiété et stress).

Dès trois mois, les auteurs ont constaté une réduction accrue des symptômes chez les enfants du groupe d’intervention par rapport au groupe contrôle. Les premiers avaient également moins de problèmes de sommeil.

Les familles ont par ailleurs témoigné d’un mieux-être de l’ensemble de la fratrie et de la famille, sans pour autant constater d’amélioration de la santé mentale des parents. Enfin, les instituteurs ont rapporté une amélioration du comportement des enfants et une meilleure mémoire immédiate à six mois. Pour les auteurs, l’effet du sommeil explique entre un tiers à la moitié de ces améliorations.

Référence :

Harriet Hiscock et al.

Impact of a behavioural sleep intervention on symptoms and sleep in children with attention deficit hyperactivity disorder, and parental mental health: randomised controlled trial

BMJ 2015;350:h68  http://www.bmj.com/content/350/bmj.h68

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