Dormir, souvent une épreuve pour les enfants souffrant de TDAH

Dormir, souvent une épreuve pour les enfants souffrant de TDAH

Le sommeil est rarement normal chez les enfants souffrant de troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) et ces perturbations ont une influence sur leur fonctionnement diurne et de façon plus générale sur leur qualité de vie.

Une équipe de Mumbaï apporte un éclairage sur la question en rapportant les résultats d’une enquête ayant concerné les parents de 120 enfants âgés de 5 à 16 ans vus consécutivement en consultation de pédopsychiatrie du B.Y.L. Nair Charitable Hospital. Un diagnostic de TDA/H avait été porté chez 60 de ces enfants (critères de DSM-5), les 60 autres enfants étant des frères ou sœurs en bonne santé.

Les investigateurs ont également cherché à cerner chez les sujets avec TDA/H les éventuelles corrélations entre perturbations du sommeil et diverses caractéristiques telles que l’âge, la sévérité des symptômes, les divers visages cliniques du TDA/H et les traitements de la maladie.

Dans le groupe TDA/H, la maladie évoluait en moyenne depuis 4,9 ans, près de neuf enfants sur 10 (n = 52) étaient sous traitement, dont 40 traités de façon pharmacologique  seule, 2 par ergothérapie seule et 10 par l’association des deux modalités. La durée moyenne du traitement était de l’ordre de 7 mois au moment de l’interview des parents.

Les perturbations du sommeil ont été recherchées à l’aide du questionnaire sur les habitudes de sommeil de l’enfant (CSHQ), et la gravité des symptômes du TDA/H a été évaluée au moyen de l’échelle ADHD – RS.

Les résultats montrent que les perturbations du sommeil appréciées par le score global et dans les sous-domaines du CSHQ sont plus prévalentes chez les enfants souffrant de TDA/H que chez leurs frères ou sœurs en bonne santé. Les différences sont significatives pour le score global et pour les sous-domaines résistance à aller au lit, temps d’endormissement, durée du sommeil, anxiété face au sommeil et somnolence diurne.

Concernant les corrélations, les perturbations du sommeil diminuent avec l’avancée en âge et elles sont plus fréquemment retrouvées en cas de TDA/H dont la présentation est à prédominance hyperactive/impulsive. Cette présentation était cependant très minoritaire parmi les enfants concernés (< 10 %). Aucune corrélation significative n’a été retrouvée pour la sévérité des symptômes, l’ancienneté de la maladie et le type de traitement reçu.

Au total, ce travail confirme la prévalence élevée des perturbations du sommeil chez les sujets atteints de TDA/H recevant un traitement pharmacologique. Les investigateurs recommandent de porter une attention particulière aux sous-domaines mis en évidence dans leur travail via une recherche spécifique et un monitorage orienté.

Dr Jean-Claude Lemaire

Référence

Vaidyanathan S et coll. : Sleep Disturbances in Children with Attention – Deficit/Hyperactivity Disorder (ADHD): Comparative Study with Healthy Siblings. J Can Acad Child Adolesc Psychiatry, 2016; 25: 145-51.

http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/dormir_souvent_une_epreuve_pour_les_enfants_souffrant_de_tdah__164144/document_actu_med.phtml

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