GROUPE DE TRAVAIL orienté solutions ‘Spécial papa’

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GROUPE DE TRAVAIL orienté solutions ‘Spécial papa’

le samedi 27 janvier de 10h à 12h

Vous vous sentez démunis face à vos enfants ?
Vous ne vous sentez pas soutenus dans vos actions ?
Sentiment tout ce que vous faites, est mauvais ?
Vous perdez le contact avec vos enfants ?
Vous vous réfugiez dans le travail ?
Vous avez l’impression d’être un mauvais père ?

Pour qui ?

Papas confrontés aux difficultés du quotidien d’éducation, de comportements, de communication, de gestion des émotions, de confiance, de limites…

ou toute autre difficulté en relation avec vos enfants (diagnostiqués ou non)

Un travail efficace dans l’expérience de ce qui est difficultés.
Nous allons à l’essentiel pour repartir avec du concret, des pistes, des solutions…

Infos et inscription :
ariane.ansoult@edpnet.be ou par tél 0472/51.77.60
15 € (10 € si membre Association TDA/H Belgique en ordre de cotisation) – max. 8 participants

A Zellik (Asse) nord-ouest de Bruxelles Sortie n° 10, 2ème feu à gauche parking aisé – bus 214 à 100m

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Décret qui imposera aux écoles, dès la rentrée scolaire 2018, d’accepter la mise en place d’aménagements raisonnables pour les élèves à besoins spécifiques.

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Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, ce mercredi 6 décembre 2017, une proposition de décret qui imposera aux écoles, dès la rentrée scolaire 2018, d’accepter la mise en place d’aménagements raisonnables pour les élèves à besoins spécifiques.

 Ce texte vise à donner un caractère plus inclusif à l’école, et ce au profit des enfants à besoins spécifiques, et lutter ainsi contre toute discrimination.

En résumé :

Tout élève, fréquentant l’enseignement ordinaire, fondamental et secondaire qui présente des « besoins spécifiques »  a le droit de bénéficier d’aménagements raisonnables.

Ces aménagements peuvent être matériels, organisationnels ou pédagogiques.

Parmi les bénéficiaires potentiels de ces aménagements figurent notamment les élèves présentant un Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité – TDA/H, les différents dys (dyslexiques, dyspraxiques, dyscalculiques, etc.), les élèves à haut potentiel, les autistes (Asperger), ainsi que les élèves présentant un handicap physique, mental ou sensoriel, ou encore les bénéficiaires d’un dispositif d’intégration dans l’enseignement ordinaire en collaboration avec l’enseignement spécialisé.

Ces besoins spécifiques seront attestés par un diagnostic posé par un spécialiste dans le domaine médical, paramédical ou psychomédical ou par une équipe médicale pluridisciplinaire.

L’attestation devra dater de moins d’un an au moment où la demande sera introduite pour la première fois auprès d’un établissement scolaire.

 Les aménagements pourront être mis en place à la demande des parents si l’élève est mineur, de l’élève s’il est majeur, du CPMS, des membres du conseil de classe ou de la direction.

Ils feront l’objet d’une concertation entre les acteurs concernés : les parents de l’élève, l’élève, le chef d’établissement ou son délégué, le conseil de classe ou ses représentants et le CMPS. Il sera possible de faire venir un spécialiste moyennant l’accord de la direction.

Ces aménagements seront mis en place dans les plus brefs délais et notés dans un protocole signé par le chef d’établissement et les parents ou l’élève majeur.

Un accord de partenariat entre l’école et les acteurs spécialisés du monde médical, paramédical ou psychomédical sera possible.

Quand l’élève changera de cycle, de degré, de niveau ou d’école, le protocole sera transmis pour info à qui de droit par l’école qui l’a établi.

La mise en œuvre d’aménagements et d’interventions en réponse à des besoins spécifiques doit apparaitre clairement dans les projets éducatif et pédagogique, dans le plan de pilotage et dans les règlements fixant l’organisation des études et les modalités de passation des épreuves d’évaluation internes et externes.

En cas de litige sur la mise en place d’aménagements raisonnables, les parents, l’élève majeur ou toute personne investie de l’autorité parentale pourront se tourner vers une commission de recours. 

En cas de décision favorable à l’élève, celle-ci aura un caractère contraignant pour l’établissement.

Vous trouverez copie de ce décret ici :  Décret relatif à l’accueil, à l’accompagnement et au maintien dans l’enseignement ordinaire fondamental et secondaire des élèves présentant des besoins spécifiques. 

Vous trouverez ici différentes pistes d’aménagements raisonnables à mettre en place. 

 Pour plus d’informations : http://www.enseignement.be/index.php?page=27781

Méthylphénidate chez l’adulte : comment prescrire hors AMM ?

Méthylphénidate chez l’adulte : comment prescrire hors AMM ?

Chez l’adulte, le méthylphénidate n’a pas d’autorisation de mise sur le marché dans le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). On sait pourtant que les jeunes patients TDAH ne guérissent pas tous le jour de leurs 18 ans ! On estime aujourd’hui qu’environ 10 000 adultes sont malgré tout traités par méthylphénidate en France, bien souvent en dehors des conditions de prescription prévues pour les enfants par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de Santé (notamment concernant l’obligation d’une première prescription hospitalière par un neurologue, psychiatre, ou pédiatre). 

C’est une question qui ne se limite pas au méthylphénidate, ni même à la psychiatrie : comment prescrire un médicament hors AMM dans des conditions raisonnables de sécurité ? Cette question a notamment été soulevée ces dernières années en addictologie avec le baclofène, qui bénéficie depuis mars 2014 d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Le service d’addictologie du CHRU de Lille a mis en place un dispositif intitulé CAMTEA (pour Consultations d’Avis Multidisciplinaires de Traitements d’Exception en Addictologie) afin d’encadrer la prescription de baclofène hors AMM pour le traitement de l’addiction à l’alcool.

Un dispositif original de prescription

Forte de cette expérience, la même unité entreprend aujourd’hui d’utiliser également ce dispositif au profit du méthylphénidate. L’idée est d’assurer la sécurité de la prescription en poser rigoureusement les indications, et en surveiller activement la survenue des effets indésirables. Comme pour le baclofène, ce dispositif original permet de développer une expérience sur ce type de prescription. Ils décrivent ainsi, comme avec le baclofène, une amélioration très nette pour un sous-groupe de patients, notamment en ce qui concerne les comorbidités associées (notamment addictives). Leur expérience montre également que le risque de mésusage est faible, en particulier en utilisant la forme à libération prolongée. 

Dans ce dispositif, les patients sont sélectionnés à l’aide de l’échelle Diva 2.0. Cette échelle doit être remplie avec l’aide d’un tiers, ce qui augmente beaucoup la validité du diagnostic. Le TDAH doit dans tous les cas avoir débuté avant l’âge de 12 ans. Les dossiers sont discutés au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire. Si l’introduction du traitement est décidée, le méthylphénidate est augmenté progressivement par pallier d’une semaine, ce qui permet d’améliorer la tolérance. Le CAMTEA est un dispositif hospitalier accessible aux médecins libéraux qui souhaitent débuter ce traitement pour leurs patients. Ils sont intégrés au dispositif et peuvent participer à la RCP.  

Dr Alexandre Haroche

RÉFÉRENCE

Session Débats : Prescription de méthylphénidate dans le TDAH de l’adulte : soyons attentifs, pas hyperactifs ! Cottencin O, Ménard O, Carton L. 9e Congrès Français de Psychiatrie (Lyon) : 29 novembre au 2 décembre.

http://www.jim.fr/medecin/actualites/congres//e-docs/methylphenidate_chez_ladulte_comment_prescrire_hors_amm__169140/document_actu_con.phtml