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Derrière chaque enfant en difficulté qui s’en sort, il y a un parent persévérant !

Pascale De Coster
Fondatrice http://www.tdah.be

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Témoignage de Pauline

parents2018Avant de savoir que Kenny était atteint de TDA/H, il m’arrivait souvent de perdre mon calme et de me mettre en colère.

Depuis que je connais la cause de ses difficultés, tout a changé. Kenny fait de son mieux avec les limites qui sont les siennes.

En cas de crise, je me souviens qu’il est atteint de TDA/H, combien c’est dur pour lui, combien il fait d’efforts, et cela me redonne la force de m’attaquer à son comportement dérangeant avec bienveillance.

Pauline

Conseils pour se remonter le moral

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Vivre avec un enfant atteint de TDA/H est souvent exténuant.
Voici quelques pistes pour vous aider à retrouver le moral.

Regarder Ally Mc Beal dès que le feuilleton repasse à la télévision.

Ecouter le CD du feuilleton Ally… et danser.

Manger du chocolat… belge, bien entendu.

Ecouter un CD de Dario Moreno.

Dès que vous sentez que vous perdez le contrôle, mettez une distance émotionnelle entre vous et les événements pour être sûre de votre objectivité.

Trouvez un dérivatif : yoga, chant, musique, travaux manuels… Toutes les activités qui épanouissent un aspect de votre personnalité sont une source d’équilibre et un moyen de mieux résister aux contrariétés quotidiennes.

Veuillez à être bien entouré. Fréquenter des gens stressés est un important facteur de stress. A l’inverse, s’entourer de gens sereins – même pour un temps très court – procure un sentiment d’intense sérénité.

Ignorez les petites difficultés. Le premier secret pour accéder à la sérénité, c’est de ne pas laisser de petits problèmes vous empoisonner l’existence. Le deuxième secret, c’est de réussir à considérer TOUS les obstacles comme des obstacles mineurs.

Préservez des moments de détente : coiffeur, massage, manucure, épilation, restaurant avec une copine, cinéma avec les enfants…

A chaque jour suffit sa peine. La plupart de nos soucis le sont PAR ANTICIPATION. Neuf fois sur dix, ils n’ont aucune raison d’être, car les faits sur lesquels ils reposent ne se produisent jamais. Aussi, concentrez-vous sur le moment présent et dites-vous que demain est un autre jour.

SOURIEZ. Ne vous départez jamais de votre sens de l’humour. Jouez-en aussi souvent que possible. Rien de tel pour désamorcer les situations de stress et accéder au calme.

Ne luttez pas en vain. Dans tout combat survient un moment où l’acharnement ne sert plus à rien, surtout s’il devient une fin en soi. Sachez abandonner un combat inutile pour un autre qui en vaut la peine, comme savent le faire les personnes sereines.

N’oubliez jamais que votre opinion aujourd’hui n’est pas forcément l’opinion que vous aurez demain. Alors donnez-vous du temps pour réfléchir aux événements qui vous tracassent.

Pensez serein Ayez des pensées sereines. Contemplez des scènes sereines. Écoutez des sons sereins. A votre avis, qu’allez vous ressentir?

Soyez votre meilleur ami.

N’accordez de l’attention qu’à ce qui le mérite. Au besoin, isolez-vous 5 minutes pour prendre du recul.

Défoulez-vous : râlez, ronchonnez, mettez-vous en boule dès que vous en ressentez le besoin impérieux. Tout garder à l’intérieur, c’est accumuler le stress, avec le risque d’être totalement submergée un jour par de sombres idées.

Quand tout va mal, concentrez-vous sur la partie que vous pouvez influencer. Uniquement sur elle. Agissez et restez concentré pour agir encore et encore. Vite. et oubliez le reste : oubliez tout ce que vous ne pouvez pas influencer.

Allez regarder vos enfants qui dorment… ils sont si sages et si mignons.

Entourez-vous de gens qui voient le meilleur qui est en vous. Et qui vous encouragent.

Cessez une relation ou une activité non satisfaisante.

Quand vous discutez avec vos proches, laissez-les gagner. Choisissez d’être heureux, plutôt que d’avoir raison (même si vous avez raison !).

Ne faites jamais semblant.

Lorsque vous repensez à votre journée, ne vous polarisez pas uniquement sur les petits soucis. Prenez le temps de vous remémorer aussi les bons moments du jour !

Au lieu de regarder la télévision, écoutez votre musique préférée les yeux fermés.

Glissez-vous dans un bon bain moussant.

Faites une pause et prenez une grande et bonne inspiration régénératrice plusieurs fois par jour.

Prenez une longue et bonne douche, laissez l’eau chaude détendre les muscles de vos épaules et de votre dos.

Jouez avec vos amis ou vos enfants – c’est le secret de la jeunesse.

Permettez-vous une bonne mousse au chocolat comme dessert. Ma recette personnelle de mousse, dont les enfants et les gourmands raffolent est bien évidemment faite avec du chocolat belge :-).

Gardez de la distance par rapport au problèmes. 

Ne vous complaisez pas dans le passé. Vivez le présent, planifiez le futur.

Si vous ne vous sentez pas bien dans une situation, dites NON.

N’allez pas dans un supermarché le samedi après-midi.

Soyez patient avec les autres et avec VOUS-MÊME.

Restez en contact avec vos vieux amis et vos anciennes relations. Envoyez-leur des emails et des cartes de voeux.

Ne regardez pas trop les nouvelles à la télévision, lisez plutôt un journal, vous pourrez ainsi sélectionner ce qui vous intéresse.

Allez au bord de la mer, spécialement en automne ou en hiver.

Admirez, respirez à fond.

Essayez la peinture, la sculpture ou le dessin.

Gardez une attitude positive, pensez à toutes les bonnes choses qui vont vous arriver demain.

Apprenez par cœur votre poème préféré.

Gardez votre âme d’enfant.

Évitez de vous justifier ou de prouver vos qualités.

Apprenez trois tours de magie.

Soyez le meilleur ami de votre amour.

Frimez lors des dîners avec vos tours de magie.

Apprenez à jongler avec deux, puis trois balles.

Croyez au Père Noël.

Faites des exercices de respiration à chaque apparition de stress pour rester sereine quoi qu’il arrive.

Lisez des histoires aux enfants (n’oubliez pas de faire toutes les voix).

Quand on vous demande quel est votre plat préféré, répondez la poutine. Riez de ceux qui ne savent pas ce qu’est la Poutine. (Si vous ne savez pas ce qu’est la poutine, renseignez-vous, pendant ce temps là vous ne penserez plus à vos soucis).

Sautez comme un kangourou ou marchez en vous balançant comme un singe, pour faire rire les enfants.

Acceptez vos faiblesses.

Amitié et chocolat belge

Pascale De Coster
Fondatrice http://www.tdah.be

Témoignage de Nadia

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Lorsque tu étais en maternelle, tes réactions, à l’égard de tes copains étaient parfois tellement peu ressemblantes à ton caractères doux et positif de la vie de tous les jours, que je ne comprenais pas ce qu’il se passait. 

Serais-tu rebelle ? Incompris ? 

Dès ta première primaire, grâce à ton institutrice, nous avons constaté des difficultés  d’apprentissage malgré le petit garçon très intelligent que tu es ! 

Pour moi, les 2 étaient incompatibles, et il m’était inconcevable de te laisser « rêvasser » et être « fainéant ».

Du haut de tes 6 ans, tu m’as un jour dis,  en faisant tes devoirs, tes yeux remplis de larmes : « maman, arrête de t’énerver! C’est pas de ma faute! C’est ma tête qui ne veut pas !  » 

A l’école on m’a conseillé de faire des tests.Le verdict est tombé « votre fils est TDA/H ! »

Je ne comprends pas clairement les difficultés que ça pose, je comprends juste que c’est avec des hauts et des bas, et que ça peut parfois être ingérable! Mais je fais tout pour t’aider. Je retourne tous les articles sur le net pour mettre des mots et des explications sur ces 4 lettres. Je ne veux pas que tu souffres !

Tous ces tests, les séances psy, les conversations, rendez-vous à l’école, te pèsent.

Quelques mois plus tard, tu n’arrives plus à gérer tes échecs et cette vie qui tourne autour du TDA/H. Je prends alors rendez-vous chez un grand professeur. Il me conseille le Méthylphénidate (Rilatine et autres). On sort de la consultation comme si c’était un médicament miracle.

Malheureusement, tu fais partie de ceux qui ne les supportent pas : Maux de tête, amaigrissement, nervosité lorsque tu ne les prends pas, insomnies… Impossible pour toi de continuer.

J’ai donc pris contact avec un naturopathe : Cocktail de compléments à base de gemmothérapie (phytothérapie par les bourgeons des plantes), fleurs de Bach, des omégas 3 et 6, beaucoup d’amour, de compréhension et de patience. L’effet est positif et on agit en douceur. 

Lorsque pour une raison ou une autre la médication n’est pas indiquée ou que vous voulez tenter autre chose que le médicament, il ne faut pas baisser les bras. Des alternatives sont possibles. Nous, nous l’avons trouvée dans la naturothérapie. Je pense que tout enfant à le droit d’être aidé, et ce, de la manière qui lui convient le mieux.  Personne n’a le droit de juger le procédé. 

On est tous différent, et la meilleure aide, est celle d’être à l’écoute de son petit, de rester vigilant par rapport à ses symptômes et surtout à son épanouissement ; et de le faire grandir au mieux dans une société où la différence est encore dure à accepter. 

Une maman d’un petit garçon exceptionnel.

TDA/H : le témoignage de Quentin

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J’ai 32 ans et je travaille comme mécanicien. Je suis marié à la femme de ma vie depuis 4 ans et, dans les prochains jours, je deviendrai papa pour la première fois.

Mon enfance n’a pas été simple. Turbulent, dissipé, dans la lune, souvent prêt à faire des bêtises…. mon parcours scolaire était difficile. Malgré les heures que je passais à étudier, mes notes ne reflétaient pas mes capacités. Au fil des années j’ai doublé, changé d’orientation, doublé encore, voulu tout arrêter… 

Heureusement que mes parents étaient là ! Malgré les orages et les tempêtes, ils mettaient en place tout ce qu’ils pouvaient pour m’aider, m’encourager et m’inciter à persévérer. Ils ne rataient aucun des matchs de foot où je me démenais comme gardien et étaient les parents les plus fiers du monde quand j’arrêtais un but. Ils soulignaient mes qualités : « Intelligent, vif et débrouillard comme tu es, tu t’en sortiras toujours ! ». Ils vantaient ma gentillesse et mon imagination. 

Même quand ils s’arrachaient les cheveux  parce qu’une situation semblait bloquée, ils ne baissaient pas les bras et n’hésitaient pas, alors, à chercher une aide extérieure.

Malgré les sanctions et les coups de gueule (ce sont des êtres humains après tout), je retiens surtout leur bienveillance et leur ouverture d’esprit.

Ils m’aimaient inconditionnellement ! Heureusement car de mon côté, en colère, triste, parfois même désespéré, je me sentais bien souvent inutile, nul et bon à rien.

Un peu avant mes 17 ans, le diagnostic de TDA/H est tombé. Mes errances avaient une cause médicale ! Et là encore, mes parents ont été à mes côtés et ont mis en place toutes les stratégies et tous les outils nécessaires à mon épanouissement. 

Oh, tout n’a pas été facile ! Mon parcours a été long, chaotique, truffé d’embûches et souvent épuisant tant pour moi que pour mes proches.

Pourtant, petit à petit, mes efforts ont commencé à porter leurs fruits et le regard que « les autres » posaient sur moi a changé. Mes faiblesses n’ont pas disparu, mais sont devenues indissociablement liées à mes forces. 

J’espère que mes enfants auront, comme moi, la chance d’avoir des parents formidables.

Alors, au moment de devenir moi aussi parent, je voudrais les remercier.

Merci d’avoir toujours cru en moi. 

Merci de m’avoir offert la possibilité de grandir à mon rythme.

Merci d’avoir accepté mes erreurs et encouragé mes efforts.

Merci de m’avoir aimé inconditionnellement.

Merci de m’avoir poussé à devenir autonome.

Merci de m’avoir aidé à déployer mon plein potentiel.

Grâce à vous, je suis aujourd’hui un homme responsable, équilibré, heureux, épanoui et bien dans ma peau.

Je vous aime…

Quentin

Extrait de notre brochure « TDA/H, comprendre et aider son enfant » www.tdah.be

Inclusion des élèves à besoins spécifiques : conférence de la Ministre de l’Education le 22 janvier à Ixelles

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Le Pacte pour un Enseignement d’excellence prévoit une meilleure prise en compte des aménagements raisonnables pour favoriser l’inclusion ou le maintien d’élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire.

Par ailleurs un nouveau décret, paru en décembre, prévoit désormais l’accueil, l’accompagnement et le maintien dans l’enseignement ordinaire des élèves présentant des besoins spécifiques.

 Cette évolution importante nécessite aussi la mise en œuvre de nouvelles approches pédagogiques.

Madame la Ministre de l’Education, répondra à vos questions sur le sujet, le lundi 22 janvier 2018 à 19h 30, à l’Institut Saint-Boniface Parnasse, rue du Conseil 58 à Ixelles.