TDA/H et scolarité

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Circulaires : dispositions relatives à l’octroi du CEB, CE1D et CESS année scolaire 2018 – 2019

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Circulaire 6977 : Dispositions relatives à l’octroi du Certificat d’études de base (CEB) à l’issue de l’épreuve externe commune pour l’année scolaire 2018-2019

Circulaire 6978 : Directives relatives à l’organisation des épreuves externes certificatives « CE1D » et « CESS » de l’année scolaire 2018 – 2019

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Voici quelques trucs pour aider un enseignant ayant dans sa classe un ou plusieurs élèves atteints de TDA/H.

– Il est important de bien connaître la problématique du TDA/H afin de pouvoir s’informer et adapter son enseignement.

– Demandez du support et de l’aide. Il devient très vite fatigant, pour un professeur, d’avoir deux ou trois enfants atteints de TDA/H, dans sa classe.

– Faites prendre conscience aux élèves des différences de chacun. (différences physiques, différences de rythmes de mémorisation, de stratégie par rapport au travail et à la réflexion).

– Faites accepter par l’ensemble de la classe la prise en charge particulière des enfants atteints de TDA/H.

– Développez l’entraide entre les enfants atteints de TDA/H et les autres.

– Faites prendre conscience à l’enfant atteint de TDA/H qu’un même objectif peut être atteint par des chemins différents.

– Soyez à l’écoute de l’attitude de l’enfant souffrant de TDA/H.

– Connaissez vos limites. N’ayez pas peur de demander conseil. En tant que professeur, vous ne pouvez pas vous croire un expert sur un tel sujet. Sentez-vous à l’aise de faire une demande d’aide quand le besoin se fait sentir.

– Demandez à l’enfant ce qui peut l’aider. Ces enfants savent souvent ce qui leur convient ou ne leur convient pas.

– Prenez le temps de créer un climat de confiance avec vos élèves.

– Rappelez-vous que les enfants atteints de TDA/H ont besoin de structures. Ils ont besoin que leur entourage construise au-dehors ce qu’ils ne peuvent construire à l’intérieur d’eux-mêmes.

– Fournir une liste ou un aide-mémoire à l’enfant afin qu’il puisse s’y référer lorsqu’il se sent perdu dans les nombreuses tâches qu’il a à effectuer. Ces enfants ont besoin de beaucoup de structures.

– Vérifiez dès le début si vous avez bien toute l’attention.

– Diviser les activités en petites étapes pour encourager le sentiment de maîtrise et réduire les risques d’échec et de frustration.

– Établissez souvent le contact visuel « les yeux dans les yeux « . On peut  » ramener  » un enfant atteint de TDA/H par le contact visuel. Faites-le souvent. Un coup d’oeil peut sortir l’enfant de sa rêverie ou lui donner la permission de poser une question ou encore lui donner un accord silencieux.

– Souvenez-vous de la partie affective de l’apprentissage. Ces enfants ont besoin d’aide pour trouver du plaisir dans la classe, de la maîtrise au lieu de l’échec et de la frustration, de la stimulation à la place de l’ennui ou de la peur. Il est important de se soucier des émotions qui accompagnent le processus d’apprentissage.

– Affichez les règles. Écrivez-les nettement et mettez-les en évidence. Les enfants seront rassurés, sachant ce que l’on attend d’eux.

– Répétez les instructions. Écrivez les instructions. Discutez des instructions. Répétez les instructions. Ces enfants ont besoin d’entendre les mêmes conseils plus d’une fois.

– Faites répéter les consignes à l’enfant

– Asseyez  l’enfant TDA/H près de votre bureau afin de limiter les sources de distraction et faciliter sa concentration sur les explications ou les travaux à faire.

– Posez des limites, des frontières. Ceci les contient et les calme, sans être répressif. Faites-le avec consistance, prévoyance, promptitude et fermeté.

– Élaborez un plan de travail aussi prévisible que possible. Affichez-le au tableau ou sur le bureau de l’enfant. Faites-y souvent référence. Si vous devez le modifier, comme tout bon professeur le fait souvent, avertissez bien à l’avance et donnez tout le temps de préparation nécessaire.

– Trouvez des prétextes ou des moyens qui lui permettent de bouger sans trop déranger par exemple en allant faire des commissions.

– Soyez pour la qualité plutôt que la quantité des devoirs.

– Restreignez la quantité d’écrit de l’élève atteint de  TDA/H sans pour autant en négliger la qualité.

– Donnez peu de travail à réaliser à la maison.

– Prévoyez de fournir une feuille avec des indications précises pour les devoirs à la maison.

– Donnez l’exercice corrigé.

– Assurez-vous de la lisibilité de l’écrit dans le cahier de texte.

– Trouvez des alternatives pour aider ces enfants. Par exemple, laisser la possibilité à l’enfant atteint de TDA/H de faire ses devoirs à l’ordinateur, car l’écriture est difficile pour lui. 

– Permettez-vous d’être décontracté, enjoué, original ; ayez du plaisir avec les enfants. Créez de la nouveauté pendant la journée. Les enfants atteints de TDA/H aiment le renouveau et y répondent avec enthousiasme ; de plus, leur attention aussi bien que la vôtre se conserveront bien mieux.

– Évitez de tomber dans l’excès de stimulation ; car comme une marmite sur le feu, tout peut sauter ; soyez toujours prêt à réduire la chaleur. La prévention demeure la meilleure façon de gérer le désordre en classe.

– Ne manquez pas de mettre en relief toute forme de réussite. Ces enfants vivent tant d’insuccès qu’ils ont besoin qu’on les considère d’une façon positive. On ne peut trop souligner ce point ; ces enfants ont besoin et profitent des éloges qu’on fait d’eux. Ils aiment les encouragements. Ils s’en abreuvent et en sortent grandis. Sans cela, ils retournent dans leur coquille et perdent de leur vitalité. Très souvent, le côté dévastateur du TDA/H ne vient pas de la condition elle-même, mais du dommage qu’il crée à l’estime de soi. Aussi, faut-il prodiguer plein d’encouragements et de félicitations à ces enfants.

– Annoncez ce que vous allez dire avant de le dire. Puis dites-le. Et redites ce que vous avez dit.

– Simplifiez les instructions, simplifiez les choix, simplifiez les explications.

– Un système de récompense peut modifier le comportement. Les enfants atteints de TDA/H sont sensibles aux récompenses.

– Faites l’essai du cahier qui suivra l’enfant de la maison à l’école et de l’école à la maison. Ceci peut vraiment aider à la communication  » parent-enseignant  » dans le suivi quotidien de l’enfant, et éviter les interventions de crise. Ne pas oublier d’y noter chaque jour quelque chose de positif même si c’est quelque chose de minime.

– Félicitez, soulignez, approuvez, encouragez et rendez-vous disponibles.

– Pour prévenir la gêne, expliquez bien le traitement que l’enfant reçoit aux autres enfants en lui donnant des airs de normalité

– L’utilisation de questions au lieu de demandes directes réduit le degré d’obéissance. Par exemple, une phrase du type suivant: « Voudrais-tu cesser de taquiner tes compagnons? » est moins efficace que « J’exige que tu cesses de taquiner les autres. ».

– Il est préférable de formuler une requête d’assez près (un mètre ou l’espace d’un bureau) que de loin (sept mètres ou de l’autre bout de la classe).

– Il est également préférable de regarder l’élève dans les yeux ou de lui demander de vous regarder

– Il est recommandé de ne pas énumérez rapidement une série de directives (par exemple, « S.T.P., donnes-moi ton devoir, conduis-toi bien aujourd’hui et ne taquine pas l’élève assise devant toi. »).

– Il est préférable d’utiliser une voix douce mais ferme que de parler fort (c’est-à-dire crier pour obtenir l’attention de l’enfant).

– Laissez le temps à l’élève de réagir après votre demande (de trois à cinq secondes). Pendant ce court laps de temps, ne lui parlez pas (aucune discussion ni excuse), ne reformulez pas votre requête et n’en faites pas une nouvelle. Regardez simplement l’élève dans les yeux et attendez qu’il obéisse.

– Il est plus efficace de formuler des requêtes positives en demandant à un élève d’adopter un comportement acceptable (par exemple, « S.T.P., commence ton travail de mathématiques. ») que de lui demander de cesser un comportement inacceptable (par exemple, « S.T.P., cesse de parler. »).

– Il est préférable de maîtriser ses émotions négatives lorsqu’on adresse une demande à un élève (éviter, par exemple, de crier, de l’injurier, de le faire sentir coupable ou de le brutaliser). Des réactions trop émotives diminuent l’obéissance et peuvent aggraver la situation.

– Les requêtes positives et descriptives sont préférables à celles qui sont ambiguës ou trop générales (par exemple, « S.T.P., assieds-toi sur ta chaise, les pieds au sol, les mains sur ton bureau et regarde-moi. » est mieux que « Fais attention! »).

– Il est trop facile d’exiger un comportement d’un élève, puis de l’ignorer s’il le manifeste. Si vous souhaitez plus d’obéissance de la part de vos élèves, offrez-leur un renforcement sincère.

– Contactez souvent les parents : ceci vous évitera de les rencontrer seulement en temps de crises ou de problèmes.

– Offrir certaines options, dans la mesure du possible, pour améliorer le sentiment de maîtrise de l’enfant, en prévoyant tout de même un cadre structuré.

– Donner souvent l’occasion à l’enfant de voir que les conséquences dépendent de son comportement. Par exemple, répondez à ce qu’il dit plutôt que de parler en premier, choisissez des jouets qui réagissent aux gestes de l’enfant plutôt que d’encourager la passivité, etc.

– Encourager la participation active à des activités ludiques et des jeux de rôle plutôt qu’à des activités éducatives formelles plus passives.

– Prévenir l’enfant, dans la mesure du possible, des conséquences indésirables (naturelles ou imposées) associées à un comportement; lui faire comprendre le rapport entre les sentiments, les actions et les conséquences. De cette façon, l’enfant apprend que c’est parce qu’il a mal agi que la conséquence est négative, et non pas parce qu’il est « méchant ».

– Adresser des critiques constructives portant sur le comportement, non pas sur la personne.

– Encourager l’enfant et lui faire confiance pour qu’il sache résoudre des problèmes et apprendre des stratégies gagnantes.

– Soyez toujours à la recherche des moments « magiques ». Ces enfants sont de loin plus talentueux et doués que ce qu’ils laissent paraître. Ils sont pleins de créativité, de spontanéité et d’enthousiasme. Ils ont du ressort. Ils reviennent toujours à la charge. Ils sont enclins à la générosité d’esprit, ils sont heureux d’aider. Ils ont habituellement un petit quelque chose qui les met en valeur peu importe ce qui va se présenter. Il faut se rappeler qu’il y a derrière cet enfant parfois insupportable un Einstein qui sommeille.

Pascale De Coster
Septembre 2005

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Commet reconnaître des élèves non motivés ?

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Comment reconnaître des élèves non motivés ?

Voici quelques exemples de comportements typiques des élèves non motivés.

  • Pose des questions sur des connus pour montrer son intérêt.
  • Attribue l’échec à un manque de capacités. 
  • A une faible opinion de ses capacités. 
  • Ne prend de risques pour ne pas montrer les limites de ses capacités intellectuelles. 
  • Abandonne facilement. 
  • Ne persiste pas face à un obstacle. 
  • Prétend qu’il n’y a rien à faire et ne veut pas essayer. 
  • Affirme ne pas être fait pour telle ou telle tâche. 
  • Évite l’échec en refusant de répondre ou en commettant une drôlerie. 
  • Se vante de ne pas travailler ou de ne pas avoir étudié. 
  • Affirme à ses pairs de ne pas avoir étudié alors que des efforts sérieux ont été faits. 
  • Se sent coupable de ne pas avoir fait d’efforts. 
  • Feint l’attention en donnant l’impression de travailler et de réfléchir. 
  • S’autopunit après un échec. 
  • Est anxieux et nerveux à l’approche d’un examen.
  • Rêve en classe et songe à toute autre chose. 
  • Est dérangeant et indiscipliné. 
  • Ne s’intéresse qu’aux questions d’examens en demandant à l’enseignant si tel ou tel contenu sera dans l’examen. 
  • Trouve des excuses pour des travaux non faits. 
  • Ridiculise les efforts des autres. 
  • N’étudie que pour l’examen. 
  • Affirme n’avoir étudié qu’à la dernière minute. 
  • A de faibles attentes en affirmant qu’obtenir juste la moyenne sera déjà beaucoup.

    Inspiré de http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html

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