Colloque « Le TDAH: Présent et Devenir » 24-25 Mai 2019 à Nice, France

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Pour vous inscrire c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/tdah-paca/evenements/journees-mediterraneennes-du-tdah-international-conference-on-adhd-nice

LES JOURNÉES MÉDITERRANÉENNES DU TDAH

« Le TDAH: Présent et Devenir »

24-25 Mai 2019

Centre Universitaire Méditerranéen, 65 Promenade des Anglais, Nice, France

24 Mai 2019

08.00-08.30 Accueil des participants et visite des stands

08.30-08.40 Allocution de bienvenue Dr Hervé Caci

08.40-08.45 Allocution du doyen de la Faculté de Médecine de Nice, Pr Patrick Baqué

08.45-09.00 Présentation de l’association TDAH-PACA , Marylin Quilichini

09.00-09.05 Introduction à la séance plénière: Pr Manuel Bouvard, Psychiatre

TDAH et troubles associés

09.05-10.05 TDAH ou faux-TDAH Dr Annick Vincent, Psychiatre. (Quebec)

10.05-11.05 TDAH et Trouble du Spectre Autistique Pr Manuel Bouvard

11.05-12.05 TDAH et Haut Potentiel , Dr Perrine Vandamme, Psychiatre

(Fin de session: TDAH et troubles associés)

12.05-13.50 Pause Déjeuner sur place

TDAH De l’enfant à l’adulte

13.50-14.50 Les trajectoires des enfants TDAH Dr Caci, Psychiatre, Pédopsychiatre

14.50-15.50 Le TDAH chez l’adulte: l’expérience Française Pr. Frank Jean Baylé Psychiatre

(Fin de session: De l’enfant à l’adulte)

15.50-16.50 Les femmes et le TDAH, Sari Solden, Psychologue, auteur (USA)

16.50-17.10 Pause café

17.10-17.40 Présentation des formations: “Savoir mieux être” Isabelle Wolfe (Quebec)

17.40-17.55 Clôture de la première journée avec les orateurs, Pr Manuel Bouvard

19.30-21.30 Apéritif offert à tous les participants, rencontre avec les orateurs

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25 Mai 2019

08.30-08.55 Accueil des participants et visite des stands

08.55-09.00 Introduction de la séance plénière Pr.Bouvard, Psychiatre

A l’école et à la maison

09.00-10.15 Stratégies éducatives à l’usage des parents, Sharon Saline, Psychologue et

auteur ( USA)

10.15-11.15 Aménagement pédagogiques Sébastien Henrard, Psychologue, Centre de

l’attention ( Belgique)

11.15-12.15 Communication non violente. Enfants tyranniques, Pr. Diane Purper

(Fin de session: à l’école et à la maison)

12.15-13.45 Pause Déjeuner

Traitements et Stratégies Non-Médicamenteux

13.45-14.45 Méditation de pleine conscience et TDAH, Petronela Mercas PsyD

Petronella Mercas, Psychologue ( France/ Canada)

14.45-15.45 Les Stratégies non-pharmacologiques pour prendre soins de son attention

Dr Annick Vincent Psychiatre, clinique Focus (Canada)

15.4516.00 Pause café

16.00-17.00 Présentation des formations “ Savoir Mieux être” Isabelle Wolfe Clinique

Focus.

(Fin de session: Non-Médicamenteux)

17.00-17.05 Présentation du conférencier Ledercick Horne

17.00 -18.05 LeDerick Horne: Le chemin vers le succès et la réussite
(Empowering students with learning disabilities) USA

18.05-18.20 Clôture et bilan des journées méditerranéennes Dr. Caci, Pédopsychiatre

18.20-20.30 Réception et cocktail sur invitation

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Plus d’infos ? Présentation Journées du TDAH 090219

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Les médications pour traiter le TDA/H et leur utilisation pendant la grossesse.

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Les médications pour traiter le TDA/H et leur utilisation pendant la grossesse.

La reconnaissance récente du TDA/H comme un trouble qui persiste tout au long de la vie et qui touche 3 à 5 % de la population laisse des centaines de femmes en âge de procréer avec des questions par rapport à l’innocuité de prendre un traitement pour traiter ce trouble pendant leur grossesse.

Traitements utilisés pour traiter le TDA/H

Jusqu’à présent, les stimulants restent le traitement de choix pour le TDA/H. Cela inclus le méthylphénidate (Rilatine, Rilatine MR, Concerta), les amphétamines (Dexedrine et adderall) et la pémoline (Cylert). En plus, les antihypertenseurs (Catapres et tenex) et les antidépresseurs tricycliques (Desipramine et Imipramine) ont toujours été des traitements de première ligne pour le traitement du TDA/H. d’autres antidépresseurs seuls ou en combinaison avec des stimulants peuvent aussi être prescrits pour traiter le TDA/H ou des affections proches. Cela inclus les SSRI (inhibiteur sélectifs de recapture de sérotonine) comme le Prozac, Zoloft et Paxil et plus récemment le Wellbutrin.

Innocuité

Lorsqu’on évalue l’innocuité de n’importe quel médicament pendant la grossesse, plusieurs questions se présentent. Est-ce que le médicament a un effet négatif sur le fœtus en développement qui débouche sur des lésions physiques ou des problèmes neurologiques, cognitifs ou comportementaux ? Est-ce que le médicament prédispose les mères à un accouchement prématuré ou à la naissance d’enfants de petit poids ? Est-ce que la prise de médicament au cours de la grossesse provoque un état de manque chez le nouveau-né lorsqu’il n’est plus exposé au médicament ? Est-ce qu’il y a d’autres effets à long terme suite à l’exposition avant la naissance ?

La réponse à ces questions n’est pas toujours évidente. Les études sur humains peuvent poser des problèmes éthiques alors que les études sur animaux ne sont pas des solutions parfaites. Les dosent administrées aux animaux de laboratoire dépassent de beaucoup les doses habituellement utilisées chez l’adulte, ne permettant donc pas une généralisation à la femme enceinte.

Données disponibles

Jusqu’à présent, aucune étude contrôlée conçue pour étudier l’innocuité de l’utilisation de stimulants dans une population de femmes enceintes n’a été entreprise. Cependant, la question de savoir si les amphétamines causent des problèmes à leur progéniture a été évaluée dans des études sur animaux et dans plusieurs études portant sur des femmes accros aux amphétamines et à d’autres drogues.

Amphétamines

Dans des études sur animaux, des problèmes cardiaques ont été rapportés dans la descendance de souris ayant reçu une dose d’amphétamines 41 fois plus élevée que la dose habituelle chez l’homme. Cependant, aucun effet négatif n’a été rapporté dans la progéniture de lapins ayant reçu 7 fois la dose utilisée chez l’homme ou chez des rats ayant reçu 12.5 fois la dose maximale utilisée chez l’homme.

De nombreuses études portent sur le cas d’enfants dont les mères ont pris des amphétamines pendant le premier trimestre de leur grossesse ou tout au long de celle-ci. Les femmes en question prenaient des amphétamines comme coupe-faim ou étaient accros aux amphétamines. Ces études sont résumées dans le livre « drogue pendant la grossesse et l’allaitement- un guide de référence pour les risques fœtaux ou néonataux, 4 ème édition par Briggs, Freeman et Yaffe publié par Williams et Wilkins (Baltimore, 1994, p 44a-51a).

Une de ces études porte sur 52 mères ayant été exposées à la Dexédrine et 50 non-exposées. Aucune anomalie cardiaque n’a été trouvée dans les deux groupes. Cependant, lorsque ces enfants exposés à la Dexédrine ont été suivi trois ans plus tard, les chercheurs ont mis en évidence des problèmes cardiaques dans cette population.

A l’heure actuelle, en étudiant toutes ces données, la recommandation qui prévaut est que les amphétamines devraient être utilisées chez la femme enceinte quand le bénéfice potentiel pour la mère dépasse le risque pour le fœtus.

Méthylphénidate

Aucune étude satisfaisante n’a été menée sur modèles animaux concernant l’effet du méthylphénidate pendant la grossesse ou l’allaitement. On ne sait donc pas à l’heure actuelle si le méthylphénidate cause des problèmes au fœtus lorsqu’il est consommé par des femmes enceintes. Plusieurs études ont cependant été consacrées aux cas d’enfants ayant été exposé au méthylphénidate pendant la grossesse. Dans une étude réalisée par le «Collaborative perinatal project » qui impliquait 3082 paires mère-enfant, 11 mères avaient été pris du méthylphénidate sans conséquence néfaste sur leurs enfants. Un deuxième groupe a été identifié en 1993. Sur 13 nouveau-nés de ce groupe, un présentait un problème cardiaque. De plus, un cas d’utilisation abusive du méthylphénidate par voie intraveineuse pendant la grossesse a été rapporté. Dans ce cas, l’abus du médicament a été associé à une naissance prématurée, un retard de croissance et un état de manque à la naissance mais aucune malformation ou retard de croissance n’a été observé par la suite chez l’enfant.

Antidépresseurs

Tricycliques

L’utilisation d’antidépresseurs tricycliques n’est pas recommandée pendant la grossesse car des cas isolés d’anomalies congénitales ont été rapportés sans qu’on puisse établir un lien de cause à effet.

Inhibiteurs sélectifs de recapture de sérotonine (SSRI)

Les résultats d’une première étude prospective de l’effet des SSRI (Levox, Paxil, Zoloft) sxur le fœtus in utero ont été publiés récemment. Dans cette étude, 267 femmes de 9 centres médicaux qui avaient appris qu’elles étaient enceintes alors qu’elles prenaient un SSRI ont été comparées à 267 femmes n’ayant pas été exposées à des substances susceptibles de poser problèmes pendant la grossesse. Aucune différence n’a pu être notée entre les femmes ayant pris un SSRI pendant le premier trimestre de leur grossesse et les autres. Il en a été conclu que ces médicaments employés aux doses recommandées ne provoquaient pas d’augmentation du risque de malformation majeur. Il n’y avait pas non plus d’augmentation du risque de fausse-couche, d’enfant mort-né ou de naissance prématurée. Ces résultats sont en accord avec des études précédentes et des essais sur animaux réalisés avec le Prozac . Cette étude ne s’est pas penchée sur le comportement des enfants plus tard. Des études précédentes ont montré un lien entre l’exposition fœtale au Prozac et des anomalies du comportement par la suite.

Antihypertenseurs

Clonidine

Des études réalisées sur le lapin à des doses trois fois plus importantes que la dose maximale recommandée chez l’homme n’a montré aucune preuve de problème sur la progéniture. Aucune étude réalisée dans de bonnes conditions n’a été menée chez la femme enceinte mais, comme les essais sur animaux ne sont pas toujours extrapolables aux humains, ce médicament n’est pas recommandé pendant la grossesse.

Médication pendant l’allaitement maternel

Les informations récentes montrent que les amphétamines sont concentrées dans le lait maternel et peuvent causer des problèmes d’addiction et d’état de manque. Il est donc déconseillé d’utiliser ces médicaments pendant l’allaitement. Le Wellbutrin est aussi secrété dans le lait et ne devrait pas être pris par des femmes qui allaitent à cause du risque de réaction sérieux chez l’enfant. Il en est de même du Prozac. On ne sait pas si le Zoloft est secrété dans le lait mais à cause de cette possibilité, il faut être prudent avec ce médicament si on allaite. Une étude récente a montré que les mères qui prenaient du Paxil ne présentaient pas de trace détectable du médicament dans leur sang alors que de faibles concentrations étaient retrouvées dans le lait. Ces enfants ne présentaient pas selon leurs parents et leur pédiatre d’effets indésirables. Comme la Clonidine (Catapres) est excrétée dans le lait humain, il faut être prudent lorsqu’on l’administre à des femmes allaitantes.

Comme pour chaque traitement, les « pours » et les « contres » doivent être discuté par le médecin prescripteur avec sa patiente avant de s’embarquer sur la voie d’un traitement. Dans le cas où la patiente est ou pourrait être enceinte, le risque pour le fœtus en développement doit être pris en considération.

Beaucoup de femmes souffrant de TDAH expliquent que pendant leur grossesse avec les hauts taux d’œstrogènes et l’augmentation du sentiment de bine être, elles se sentent bien et fonctionnent de manière optimale sans médication. Un traitement stimulant peut donc ne pas être nécessaire pendant cette période et l’utilisation continue d’antidépresseurs doit aussi être discuté. Pour les autres femmes qui pourraient toujours avoir besoin d’un traitement pour fonctionner, on recommande une franche discussion avec leur famille et leur thérapeute. Si elles choisissent de renoncer à leur traitement pendant leur grossesse, elles doivent prendre du temps pour s’assurer qu’elles fonctionnent bien afin de vivre une grossesse en bonne santé. Les femmes souffrant de TDAH doivent prendre des mesures complémentaires pour s’assurer de mener une vie « en douceur » pendant cette période. Elles doivent privilégier une réduction du stress lorsque c’est possible, prendre plus de temps pour elles, augmenter la structuration de leur vie. Faire appel à une baby-sitter pour les jeunes enfants, se faire aider pour le ménage et les lessives peut aider à garder une bonne organisation et que tout se passe sans heurts. Travailler avec un coach ou un thérapeute peut aussi être important à considérer.

Après l’arrivée du bébé, elles auront aussi besoin d’aide. Prévoir une aide supplémentaire ou renoncer à l’allaitement maternel afin de pouvoir reprendre leur médication sont deux options à discuter avec le thérapeute et le pédiatre du bébé. Souvenez-vous qu’une maman calme peut être plus importante pour le bébé et le reste de la famille qu’une maman qui allaite son nouvel enfant.

Nous espérons que cet article aidera les femmes dans leurs discussions avec leur médecin et qu’elles seront mieux informées afin de décider du bénéfice de continuer ou pas à traiter les symptômes de leur TDAH. Il ne doit cependant jamais remplacé un avis médical. La décision de prendre des médicaments pendant la grossesse peut avoir de sévères conséquences et ne doit se faire qu’après discussion avec le médecin qui peut donner un avis basé sur la connaissance des antécédents uniques de chaque femme et son état de santé actuel ainsi que des circonstances.

Traduction pour TDA/H Belgique de « Medication Use during Pregnancy: A Concern for Women with AD/HD » by David W. Goodman, MD and Patricia O. Quinn, MD inUnderstanding Women with AD/HD , Kathleen Nadeau, Ph.D. and Patricia Quinn, MD

(Eds.) copyright 2002, Advantage Books.

Ateliers de psychomotricité fonctionnelle pour enfants atteints de TDA/H

Psychomotricité Centre Ayo

Ateliers de psychomotricité fonctionnelle pour enfants atteints de TDA/H

« Le but de ces séances est d’amener l’enfant à “Apprendre autrement”, grâce à une ré-appropriation des fonctions exécutives ainsi que des fondements de base de la psychomotricité et ce par le biais du corps.

Les fonctions exécutives sont à la base de tout apprentissage (mémoire de travail, flexibilité cognitive, l’inhibition et l’attention), les élèves les utilisent constamment dans leurs apprentissages. Travailler ces fonctions va donc permettre à l’enfant d’accroître progressivement son temps de concentration et d’attention, sa mémoire et sa capacité à organiser sa pensée.

Le fait de revivre les différents fondements de la psychomotricité va permettre à l’enfant de renforcer la conscience de son corps et de son environnement et ce en travaillant sur le schéma corporel, la latéralité, l’espace, le temps, la motricité fine et globale.

Contrairement à d’autres accompagnement à visée thérapeutique, dans ces séances, le fait de passer par le corps en mouvement est un atout pour votre enfant car ça lui permettra d’appuyer, de soutenir et de renforcer différentes notions scolaires qui seront alors plus ancrées en lui car elles auront été vécues.

Ces séances sont encadrées par une institutrice et psychomotricienne spécialisée dans les troubles dysexécutifs et suivant de nombreuses formations pour pouvoir proposer des méthodes innovantes, les enfants apprendront aussi à s’aider d’outils comme le Brain Gym, le Rmti ( Intégration des réflexes archaïques), la relaxation, l’auto-massage,…

 Un telle approche, mêlant psychomotricité relationnelle et fonctionnelle va aider votre enfant à reprendre confiance en lui et le motivera dans la poursuite de ses apprentissages. »

 Au niveau plus pratique : 

Voici la planification des 10 séances :

22 septembre : Psychomotricité relationnelle (travail de cohésion et coopération de groupe)
29 septembre : Psychomotricité relationnelle (travail de cohésion et coopération de groupe)
6 octobre :  Mémoire de travail et Flexibilité cognitive
13 octobre :  Mémoire de travail et Flexibilité cognitive
20 octobre : Inhibition et attention visuelle et auditive
10 novembre : Inhibition et attention visuelle et auditive
17 novembre : Psychomotricité relationnelle (mise en jeu des outils acquis)
24 novembre : Rmti (intégration des réflexes archaïques)
8 décembre : Espace – Temps
15 décembre :Schéma corporel et latéralité

Modalité : 1h15 : le samedi de 13h à 14h15
Au centre Ayao : 
Rue des Tiennes 1 à 1380 Lasne

Public : de 5 ans à 10 ans
Prix : 140 euro / 10 séances
10% de réduction pour les membres de www.tdah.be en ordre de cotisation
 

Inscriptions par mail pauline@centreayo.be ou par téléphone au 0474 55 94 16

 

Cycle de pleine conscience pour adultes à Bruxelles

Cycle de pleine conscience pour adultes à Bruxelles à partir d’avril 2018.
Séance d’information gratuite le mardi 20 mars 2018 à 20h.30
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10% de réduction pour les membres de l’asbl http://www.tdah.be en ordre de cotisation.

Pour voir l’affiche en pdf, cliquez ici : affiche_adulte_SPRING_2018

Méthylphénidate chez l’adulte : comment prescrire hors AMM ?

Méthylphénidate chez l’adulte : comment prescrire hors AMM ?

Chez l’adulte, le méthylphénidate n’a pas d’autorisation de mise sur le marché dans le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). On sait pourtant que les jeunes patients TDAH ne guérissent pas tous le jour de leurs 18 ans ! On estime aujourd’hui qu’environ 10 000 adultes sont malgré tout traités par méthylphénidate en France, bien souvent en dehors des conditions de prescription prévues pour les enfants par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de Santé (notamment concernant l’obligation d’une première prescription hospitalière par un neurologue, psychiatre, ou pédiatre). 

C’est une question qui ne se limite pas au méthylphénidate, ni même à la psychiatrie : comment prescrire un médicament hors AMM dans des conditions raisonnables de sécurité ? Cette question a notamment été soulevée ces dernières années en addictologie avec le baclofène, qui bénéficie depuis mars 2014 d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Le service d’addictologie du CHRU de Lille a mis en place un dispositif intitulé CAMTEA (pour Consultations d’Avis Multidisciplinaires de Traitements d’Exception en Addictologie) afin d’encadrer la prescription de baclofène hors AMM pour le traitement de l’addiction à l’alcool.

Un dispositif original de prescription

Forte de cette expérience, la même unité entreprend aujourd’hui d’utiliser également ce dispositif au profit du méthylphénidate. L’idée est d’assurer la sécurité de la prescription en poser rigoureusement les indications, et en surveiller activement la survenue des effets indésirables. Comme pour le baclofène, ce dispositif original permet de développer une expérience sur ce type de prescription. Ils décrivent ainsi, comme avec le baclofène, une amélioration très nette pour un sous-groupe de patients, notamment en ce qui concerne les comorbidités associées (notamment addictives). Leur expérience montre également que le risque de mésusage est faible, en particulier en utilisant la forme à libération prolongée. 

Dans ce dispositif, les patients sont sélectionnés à l’aide de l’échelle Diva 2.0. Cette échelle doit être remplie avec l’aide d’un tiers, ce qui augmente beaucoup la validité du diagnostic. Le TDAH doit dans tous les cas avoir débuté avant l’âge de 12 ans. Les dossiers sont discutés au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire. Si l’introduction du traitement est décidée, le méthylphénidate est augmenté progressivement par pallier d’une semaine, ce qui permet d’améliorer la tolérance. Le CAMTEA est un dispositif hospitalier accessible aux médecins libéraux qui souhaitent débuter ce traitement pour leurs patients. Ils sont intégrés au dispositif et peuvent participer à la RCP.  

Dr Alexandre Haroche

RÉFÉRENCE

Session Débats : Prescription de méthylphénidate dans le TDAH de l’adulte : soyons attentifs, pas hyperactifs ! Cottencin O, Ménard O, Carton L. 9e Congrès Français de Psychiatrie (Lyon) : 29 novembre au 2 décembre.

http://www.jim.fr/medecin/actualites/congres//e-docs/methylphenidate_chez_ladulte_comment_prescrire_hors_amm__169140/document_actu_con.phtml