La voiture sans frein

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La voiture sans frein

Si je me permettais de faire une analogie avec l’automobile, l’enfant atteint de Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est comme une voiture sans frein. 

Le conducteur (parent) inquiet mène sa voiture au garage généraliste pour mettre le liquide de freins a niveau. Le garagiste rend son diagnostic: il y a bien un problème de freinage. Peut-être qu’il n’y a plus de liquide de freins dans le réservoir. Mais il croit qu’il y a en plus un pneu légèrement dégonflé. Le conducteur va donc sur son conseil chez le spécialiste du pneu. Le spécialiste du pneu constate un pneu légèrement dégonfle. Il conseille donc d’aller chez un réparateur de pneus. Le conducteur va chez le réparateur de pneus. Le réparateur confirme un pneu un peu dégonflé, mais il est concessionnaire d’une autre marque. Donc il renvoi le conducteur chez le réparateur de pneus de la bonne concession. Ce dernier confirme le diagnostic. Mais il ne fait rien, car il est spécialiste du poids lourd. Il renvoie le conducteur chez le spécialiste véhicules légers. Notez qu’entre-temps, le conducteur roule toujours sans frein et risque un accident a chaque carrefour. Le garagiste véhicules légers hésite entre deux solutions: soit regonfler le pneu, soit modifier l’environnement, à savoir faire descendre la pression atmosphérique du globe. Le conducteur doit développer toute une stratégie pour convaincre le garagiste qu’il est plus facile de regonfler le pneu que de faire baisser la pression atmosphérique du globe. Le conducteur repart avec son pneu enfin légèrement regonflé. Les freins ne marchent évidemment toujours pas. De visite de garagiste en visite de garagiste, l’un des garagistes parvient a la conclusion: il faudrait remettre du liquide de frein car le niveau est a zéro. Mais le manuel d’instructions dit qu’il n’y a pas lieu de remettre du liquide avant que le véhicule n’ait roulé 6 ans. Il conseille donc: « Eh bien, efforcez-vous de ne rouler que sur des routes sans trafic, planes, rectilignes et très larges ». Il propose même une série de 150 séances de conduite bihebdomadaires a 1000F la séance afin d’apprendre à conduire une voiture sans frein. L’ennui c’est qu’après toutes ces démarches, la voiture sera immédiatement mise hors circulation au passage technique (école) la semaine prochaine, si toutefois il n’y a pas eu d’accident d’ici là. 

Texte écrit par J.B. parent, à l’attention de l’asbl http://www.tdah.be

Allumeur de réverbère : un brillant métier, toujours d’actualité

Allumeur de réverbère : un brillant métier, toujours d’actualité

« Un enseignant peut changer la vie de quelqu’un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères, comme il peut être un éteignoir », écrivait Stéphane Laporte.

Allumer un réverbère, c’est tout un art, il faut pouvoir hisser sa flamme, la flamme de toute sa pédagogie, de toute sa psychologie, de toute sa bienveillance aussi, à la hauteur de l’enfant afin de le faire briller de mille feux. Et parfois, malgré qu’il hisse sa flamme, le réverbère tarde à s’allumer ou ne s’allume pas. Vient alors le moment du doute « suis-je un bon allumeur de réverbère ou est-ce ce réverbère qui est franchement mauvais ; au point où je risque de vouloir me passer de l’éclat de sa lumière ? ». Mais ignorer ce réverbère plonge aussi tout ce qui l’entoure dans la triste pénombre.

Le moment de doute passé, il faut se rappeler qu’un allumeur de réverbère ne fait pas que porter une flamme, il a un minimum de capacités techniques pour se tirer d’embarras en cas de panne. Cela peut être une arrivée d’air obstruée, un bec de gaz déglingué…Pour les élèves, cela peut-être toute une palette de troubles plus ou moins visibles ; il y en a tant qui sont répertoriés actuellement que l’allumeur de réverbère peut parfois se sentir dépassé parce que, pense-t-il, il n’a ni les outils ni les formations nécessaires : « je ne suis pas psychologue ou logopède… » diront même certains.

Dans la caisse à outils de l’allumeur de réverbères, il en est un qui va rendre accessible et efficace tous les autres outils, cet outil s’appelle la bienveillance.

Je me souviens de cet instituteur qui, avec une infinie patience, m’a invité chez lui durant les congés scolaires pour organiser avec un autre écolier en difficulté, un rattrapage en mathématiques. Je me souviens, de ce professeur de français et des félicitations dont il m’a gratifié lors d’une dissertation, moi qui me sentais si différent des autres, même si bête à côté d’eux, c’est « ma composition » qui était prise en exemple. Peut-être que si cet allumeur de réverbère ne m’avait pas fait briller aux yeux des autres… et à mes yeux, vous ne liriez pas ces lignes aujourd’hui. Je me souviens également de ce professeur de technique qui nous faisait une telle confiance que même durant un examen de finalité où il nous aurait suffi de nous retourner pour voir la réponse sur une affiche au fond de la classe, nous ne l’avons pas fait, parce qu’il nous a dit « j’ai confiance en vous ». C’est aussi grâce à la bienveillance de cet enseignant que je faisais un effort de calligraphie pour lui rendre mes devoirs d’étudiant, moi qui, quasi toute ma vie d’élève a reçu une mention dans la marge « soin ! ». C’est peut-être tout ça qu’on appelle les compétences transversale d’un enseignant.

Dans l’asbl où je suis bénévole, j’entends, encore régulièrement, des plaintes de parents parce que les aménagements raisonnables ne sont pas appliqués pour leur enfant en difficulté scolaire. Ceux-ci sont considérés par certains comme un privilège, comme une incitation à ne plus faire d’efforts, comme un nivellement par le bas ; parfois aussi, les enseignants pensent ne pas avoir les compétences nécessaires pour gérer et l’enfant en difficulté, et la classe. Pourtant, une seule compétence est primordiale, c’est celle de l’accueil bienveillant de la différence ; malgré les difficultés, elle ouvre les portes à toute autre compétence pédagogique. Je connais des classes ou durant les cours, un enfant hyperactif peut triturer une boule de plasticine pour répondre à son besoin de bouger ; durant un contrôle, disposer d’un casque sur les oreilles pour éviter d’être distrait par les bruits environnants… des petits aménagements qui simplifient la vie de chacun, et qui sommes toutes, sont comme l’œuf de Christophe Colomb « il suffisait d’y penser ».

C’est par tous ces petits gestes du quotidien appliqués avec bienveillances que l’allumeur de réverbère peut faire briller son élève de mille feux. Et nous qui ne sommes pas enseignants, c’est par nos attentions bienveillantes chacun envers chacun que nous pouvons illuminer notre village.

André

Gérer son stress et comprendre une consigne pendant les examens

Apprendre à gérer son stress et comprendre une consigne pendant les examens.

Etre serein le jour de l’examen est un atout pour réussir.

Un mental apaisé permet de révéler toutes nos potentialités.

Tel un sportif, mettons-nous en condition et veillons à une organisation efficace.

  • La veille de l’examen, préparons nos vêtements et cartable avec le matériel nécessaire de même qu’une collation et une petite bouteille d’eau. Le temps gagné dès notre réveil pourra si nécessaire être utilisé à relire une partie du cours.

Allons dormir de bonne heure et endormons – nous avec une pensée positive, soyons confiant.

  • Le jour J, ne zappons pas le petit-déjeûner protéiné de préférence afin d’éviter un coup de pompe. Arrivé à l’école, restons à l’écart du stress ambiant afin de rester calme et concentré. Rien ne sert de s’embrouiller l’esprit avec des questions ou des explications de dernière minute.
  • En classe, dès la réception du questionnaire, parcourons-le et repérons les points à se faire expliciter par le professeur en début d’examen. Après il sera trop tard car les questions ultérieures sont susceptibles de perturber la concentration des autres élèves.
  • Informons-nous du temps dont on dispose et commençons par répondre aux questions faciles, ensuite par celles qui rapportent le plus de points.
  • En cas de panique, respirons calmement et pensons à nous installer confortablement sur notre chaise.
  • Passons ensuite à la lecture attentive des consignes. En effet, rien ne sert de s’empresser pour se rendre compte par la suite que l’on a répondu à côté de la question. Voici une routine efficace.

  1. Repérer le mot important, le verbe car il indique ce que l’on attend de moi.

  2. Repérer s’il y a d’autres verbes et donc d’autres tâches à exécuter.

  3. Déterminer dans quel ordre les actions doivent être réalisées.

  4. Imaginer les étapes nécessaires et préparer son matériel.

  5. Relire la consigne pour vérifier que je l’ai bien comprise et que je n’ai pas oublié une sous-question.

  6. Avant de rendre ma copie, je vérifie que j’ai bien répondu à toutes les questions, y compris celles au verso du questionnaire.

  7. Je veille aussi à contrôler les erreurs que je fais souvent (majuscule, accord verbe-sujet, unité de mesure …).

En vous souhaitant bonne chance à tous !

Martine Hardy – Coach scolaire à Auderghem

info@martinehardy.be 0472.42.47.03