Témoignage de parents : COURAGE ! Vous n’êtes pas seuls !

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Si j’avais pu choisir mon prénom, je me serais appelée Pauline…
Pour mes enfants, j’aurais souhaité : Sarah, pour l’aînée et Charlotte pour la cadette. Mais, voilà… La vie réserve parfois quelques surprises. Je n’ai pas eu 2 filles mais 1 fille et 1 fils ! Aux échographies, le médecin n’a jamais rien « vu ». Et il disait « souvent, quand on le voit rien, c’est une fille ». Quelle bonne blague. Hi!Hi!
Nous avons donc cherché un prénom pour notre fils. Il nous a fallu 3 bonnes heures pour nous décider… Charles, non vraiment, ça ne nous plaisait pas ; Maxime: tous les petits garçons qui naissaient dans cette clinique à cette période se prénommaient Maxime, alors non. Pierre ? Jean ? Antoine ? Simon ? J’aimais beaucoup mais son nom de famille se terminant par on, ça n’aurait pas été très harmonieux. Alors, voilà, nous l’avons appelé François !
L’accouchement a été merveilleux, vraiment ( j’en souhaite un pareil à toutes les mamans ). Une vraie récompense après une si mauvaise grossesse.

Mais, quelle panique… Quand j’ai eu ce petit gars dans les bras ! J’avais peur que mon mari ne soit déçu, puisque nous attendions une fille. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas savoir y faire avec un petit garçon…
Tout le monde le trouvait beau ( il avait beaucoup de cheveux blonds comme les blés ), alors qu’il était laid. Complètement ratatiné, frippé comme une pomme. Il ressemblait à un petit vieux… Il n’était pas tonique! 3 jours après, c’était nettement mieux…

Voilà aussi pourquoi j’avais peur : j’ai tout de suite compris que ce bébé était différent ! Et j’ai aussi réalisé que j’allais être seule pour aider cet enfant à bien grandir ou du moins à grandir le mieux possible. C’est drôle parfois l’instinct ! Mais , j’avais tellement raison.
A la clinique, je n’ai pas été bien entourée, par ma famille non plus.
Bref, 48 heures après sa naissance , je commençais une dépression post-partum. Cette dépression a duré +/- 3 ans.
J’étais sans cesse critiquée, jamais écoutée…Toujours seule face aux autres.

L’année de mes 30 ans, je me suis révoltée. J’ai cassé les ponts avec ma famille, j’ai décidé de retravailler ( après être restée 2 ans à la maison ). 1 mois après ma reprise du travail, mon fils est tombé gravement malade, 10 mois après, mon mari voulait nous quitter… Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Vous l’avez compris ( une vraie descente aux enfers ).
Mais bon, nous sommes toujours là , tous les quatre. Pas vraiment malheureux ( un peu quand même ), mais pas heureux non plus!
Je n’avais jamais imaginé qu’élever des enfants pouvait être si compliqué. Il est vrai que les nôtres cumulent les problèmes. Mon mari, philosophe à ces heures, se rassure en se disant : ça pourrait être pire. ‘T’imagines s’ils avaient un cancer ? » Non, je suis incapable d’imaginer cela un seul instant ! Je vois autour de moi plein d’enfants qui s’élèvent sans trop de difficultés… Alors que pour nous, c’est le parcours du combattant. Il se passe rarement une semaine où il n’y a rien. Pourquoi ? Pourquoi ? Une semaine banale, quoi. J’aimerais tellement. La routine , ça doit être finalement assez confortable.

Comme je le disais plus haut, j’ai tout de suite compris que mon fils était un enfant différent.
Les visites médicales, les hospitalisations, les traitements se sont enchaînés à un rythme d’enfer dès son treizième mois de vie…
Je ne savais pas pourquoi il était différent et tous les docteurs rencontrés non plus… Quand mon fils a eu 3 ans et demi, j’ai trouvé – seule – la réponse: hyperactivité. J’étais persuadée que mon fils était hyperactif ; mais les médecins eux, ne savaient toujours pas. Un neuropédiatre l’a finalement diagnostiqué. Il avait 5 ans et demi.
Depuis ce moment, il est médicamenté et ça se passe très bien pour lui à l’école ( touchons du bois ). A la maison, c’est difficile : l’effet rebond se fait sentir le soir et les week-ends sont agités. La maison est en permanence sous tension. Quand François est nerveux, sa soeur se sent obligée de l’imiter, ou de rire de ses bêtises et donc lui, se sent intéressant.
Moi, dans ces moments, je réagis plutôt mal: je crie beaucoup, je hurle même. Les voisins doivent parfois me prendre pour une folle. Mais, je me sens tellement démunie quand ils s’y mettent à 2 ! ( mon mari est fort pris par son travail, je me retrouve donc souvent seule avec les enfants ; ce qui n’est pas forcément toujours simple à vivre au quotidien ).
Mais, je les aime tellement! Et pour eux, je veux devenir une maman meilleure encore.
Mon fils est à présent encadré par une pédopsychiatre, un neuropédiatre, une logopède, une ergothérapeute , un kiné et une super institutrice!.
Il fait aussi de l’hypothérapie.Il va aussi recevoir un chien ( il est amoureux des animaux: nous avons déjà : 1 chat, 1 hamster, 1 oiseau et des poissons ). Depuis quelques mois, il va mieux. Il aime l’école, il aime son institutrice , il prend goût à la vie, il progresse à grands pas. Même si la vie n’est pas rose pour lui tous les jours, demain sera meilleur . J’ai confiance en lui, en son potentiel…
Je l’aime tout simplement, c’est ce qui peut l’aider le plus, je crois: c’est l’amour!
Pour lui, pour eux, je serai toujours là, toujours forte et prête à me battre. La locomotive continue de tirer ses 2 petits wagons vers la sortie du tunnel…

Enfin, à tous les parents qui vivent , comme nous , des moments difficiles, j’ai envie de dire: courage ! COURAGE ! Vous n’êtes pas seuls !
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